Publié le
Vendredi 19 décembre 2014

Viticulteurs, bergers et laitiers rescapés du revenu 2014

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Entre les producteurs de grandes cultures et les laitiers, c’est le grand écart mais pas dans le sens régulièrement constaté. Selon les statistiques du SSP (Service statistiques du ministère de l’Agriculture), le revenu des producteurs de grandes cultures est en baisse de 44 %. Celui des producteurs de lait progresse de 28 %. En valeur absolue, le revenu moyen des premiers atteindrait 17 500 euros et celui des seconds 30 100 €. Le secteur des grandes cultures a été pénalisé par de fortes baisses de prix tandis que ceux du lait ont été en hausse jusqu’au dernier trimestre. Dans ce paysage global, seuls le lait et le vin bénéficient à la fois d’une hausse des volumes et des prix. De fortes baisses de prix sont redoutées pour le lait en 2015.
Autres progressions de revenu constatées, celui des viticulteurs (+27 %), celui des éleveurs d’ovins et caprins (+23 %) tandis que le revenu des élevages avicoles est stable. En revanche, l’arboriculture fruitière (-56 %), le maraîchage et l’horticulture (-5,5 %), les éleveurs de bovins à viande (-21 %) et les éleveurs de porcs (-18 %) voient leurs revenus baisser en 2014. Ces données sont encore provisoires, cependant, et peuvent être corrigées lors d’une analyse ultérieure en juin 2015. Dans la plupart des cas, ces productions sont pénalisées par un contexte de marché de forte production et de baisse des prix.


+1,2 % selon l'Insse



Du coup, selon des chiffres calculés par l’Insee, la valeur globale de la production agricole serait en baisse de 1 % en 2014. Les subventions sur les produits seraient en légère hausse (1,1 milliard d’euros) mais les subventions aux exploitations en général seraient en baisse de 0,7 % (8 Mds€). Face à ces recettes qui se réduisent, le coût plus faible des principales consommations intermédiaires (énergie, aliments du bétail, engrais) a permis de limiter, dans certaines productions, les dégâts. La charge en produits de protection des cultures est toutefois en légère hausse en raison de l’effet prix. Selon ces données macroéconomiques de l’Insee, le revenu des facteurs de la branche agricole par actif en termes réels progresserait de 1,2 % (dans un communiqué, le ministère de l’Agriculture utilise pour sa part la donnée : revenu net de la branche agricole par actif non salarié qui progresserait d’environ 6 %).



Charges en baisse



La hausse de 1 % du revenu agricole en 2014 vient pour l’essentiel du recul des prix de 2,1 % des consommations intermédiaires. C’est une inversion de tendance qui mérite d’être signalée après trois années consécutives d’alourdissement (+19 %) des charges, parmi lesquelles les aliments pour les animaux d’élevage. Leur coût a régressé avec le retour dans des eaux nettement plus calmes des cours mondiaux des céréales. La facture énergétique des agriculteurs elle aussi a diminué, pour la deuxième année avec la chute du pétrole et du gaz. Elle reste néanmoins à un niveau élevé en raison de l’importance des hausses imputées de 2010 à 2012, souligne l’Insee. L’électricité elle a encore augmenté. Les dépenses en engrais azotés, dont l’ammoniac est fait à partir du gaz ont sensiblement décru (-11 %). Celles des engrais potassiques moins (-6 %).



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