Publié le
Jeudi 8 mars 2018

Une porte ouverte Montbéliarde pour séduire de nouveaux éleveurs en Maine-et-Loire

La première porte ouverte du réseau se tiendra chez Maxime Léridon, éleveur à Sainte-Gemmes-d'Andigné. Une exploitation qui affiche de bons résultats technico-économiques, avec une marge brute de 267 €/1 000 litres.
La première porte ouverte du réseau se tiendra chez Maxime Léridon, éleveur à Sainte-Gemmes-d'Andigné. Une exploitation qui affiche de bons résultats technico-économiques, avec une marge brute de 267 €/1 000 litres.

Maxime Léridon ouvre les portes de son exploitation à Sainte-Gemmes-d'Andigné près de Segré (Maine-et-Loire), jeudi 15 mars. La journée, co-organisée par l'organisme de sélection, Montbéliarde association et le syndicat de race de Maine-et-Loire, proposera différents ateliers. L'occasion de découvrir l'exploitation, la génétique de l'élevage, le projet de bâtiment de l'éleveur et l'autonomie protéique. Tous les résultats, notamment les coûts de production, seront présentés par un ingénieur de la chambre d'Agriculture (lire encadré).

C'est la première porte ouverte organisée par le nouveau réseau de fermes de référence Eco'Montbéliarde, créé par Montbéliarde association il y a un an. Il rassemble quinze élevages de Bretagne et des Pays-de-la-Loire. Les portes ouvertes visent à communiquer sur la race et surtout sensibiliser les éleveurs de Prim'Holstein.

Une première étude est en cours pour analyser les résultats technico-économiques des différents systèmes de ces fermes. “On est une race avec laquelle on a moins de frais véto et moins de cellules, et aussi une bonne repro”, met en avant Damien Perrault, président du syndicat des éleveurs de Montbéliardes de Maine-et-Loire. “On n'est pas obligé d'avoir des vaches à 10 000 kg de lait pour dégager du revenu”, renchérit Jean-Marc Gazon, éleveur à la Chapelle-sur-Oudon. Bref, une race équilibrée, adaptée à tous types de systèmes, et notamment aux systèmes extensifs et bio.

Antoine Humeau

Chez Maxime Léridon, une marge brute de 267 €/1 000 litres
Les 60 montbéliardes de Maxime Léridon produisent 400 000 litres de lait sur une surface de 85 hectares. Les vaches produisent 7 700 litres de moyenne avec 35 de TP et 42 de TB. La paie de lait est complétée par un revenu viande non négligeable de 89 €/1 000 litres. Par ailleurs le troupeau est “peu gourmand en intrants” : un coût alimentaire de 99 €/1000 l et des frais de véto qui ne dépassent pas 12 €/1000 l.
Le système fourrager de l’éleveur, sur une soixantaine d’hectares (le reste est affecté aux cultures de vente) s’appuie à la fois sur le maïs et sur l’herbe (40 hectares de prairies multi-espèces). Le pâturage permet de fermer le silo de maïs durant trois mois. L’autonomie protéique atteint 70 %.
L’exploitation, qui emploie un salarié à 1/5e de temps, réalise un EBE de 70 000 euros et dégage une marge brute de 267 €/1 000 litres.

Antoine Humeau

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22 mai 2020 - N° 21
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