Publié le
Vendredi 13 décembre 2013

Une bonne année céréalière

Autrefois après la moisson, le paysan avait de l'argent dans les poches et il était temps d'organiser les foires pour lui permettre de le dépenser astucieusement. 
Autres temps, autres mœurs, on cherche aujourd'hui à se rassurer sur l'avenir. La récolte est faite : faut-il la vendre tout de suite ou attendre ? Le prix du blé va-t-il monter ou baisser ? Personne ne peut objectivement répondre sauf à savoir lire dans les boules de cristal. Ou à savoir interpréter les signes. Ce qui revient à peu près au même.

L'Ukraine vend du maïs en Bretagne mais connaît des problèmes politiques. La Chine renforce ses importations, mais dans des proportions trop énormes pour ne pas être suspectes. Les USA veulent développer le gaz de schiste mais ne lâchent pas leurs usines de bio-éthanol. Reste que la population mondiale continue de croître et la consommation de céréales en même temps. A tel point qu'on peut se demander ce qui se serait passé si la campagne 2012-2013 avait été mauvaise, et la production inférieure à la demande… 
Christophe Zapata



Christophe Zapata

Voir plus

Le journal
29 mai 2020 - N° 22
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche