Publié le
Vendredi 26 juillet 2013

Une association pour les producteurs bio de Ribou-Verdon

Neuf des quatorze agriculteurs bio du bassin-versant Ribou-Verdon, dans le Choletais (Maine-et-Loire), ont créé une association pour développer la vente de leurs produits (viande bovine, produits laitiers, farine ou volaille) en circuit court et accélérer les conversions.

L'association existe depuis l'automne dernier, mais son activité commence juste. Première étape : la restauration collective. Mais “il y a une inertie dans la prise de décisions”, soupire Marc Pousin, éleveur à Saint-Pierre-des-Echaubrognes (Deux-Sèvres). Introduire massivement et régulièrement des produits bio dans les menus des cantines scolaires de l'agglomération de Cholet se révèle compliqué, notamment en raison des coûts. En attendant, l'association veut développer la vente directe dans les boutiques spécialisées, notamment celles qui commercialisent déjà les produits des agriculteurs membres. Toutes les supérettes du secteur devraient être sollicitées, ainsi que les magasins U.

Des hectares à disposition pour les jeunes

L'association compte aussi sur les comités d'entreprise. Reste à savoir si un identifiant clair “bio Ribou-Verdon” figurera sur les produits. “Ce n'est pas facile à faire sur certains produits qui ont déjà plusieurs logos, notamment les fromages, et ça a un coût”, explique Marc Pousin. “Pour les étiquettes, on laissera les agriculteurs assez libres de les mettre sur leurs produits”, résume Coralie Pireyre, du GabbAnjou. D'ici la fin de l'année, c'est plutôt sous forme de flyers et d'affichettes que l'association devrait communiquer dans les points de vente.

Pour l'instant, il y a surtout de la viande bovine et quelques produits laitiers (vache et chèvre) à vendre. Pour étoffer la gamme, les membres de l'association songent à mettre quelques hectares à disposition de jeunes qui voudraient s'installer en maraîchage sur le secteur. Certains, comme Marc Pousin, envisagent aussi de produire de la farine ou des lentilles, plus faciles à vendre que la viande en restauration collective.

“Il faut des débouchés
et de la technicité”

L'association veut plus globalement développer la bio sur le territoire. “Quand on s'organise et qu'on arrive à proposer des débouchés, il y a de la crédibilité”, explique Marc Pousin. En clair, une meilleure valorisation des produits grâce à une distribution efficace en circuits courts pourrait inciter des agriculteurs à passer en bio et rejoindre le mouvement. Bio Ribou-Verdon souhaiterait proposer des accompagnements techniques, “pour être crédible et convaincre, il faut des débouchés et de la technicité”.

L'association semble aussi avoir une mission politique : “Consommer bio, c'est aussi œuvrer pour la qualité de l'eau, on a donc un rôle pédagogique là-dessus.” Un rôle de communication auprès du grand public, pas toujours bien au courant des enjeux environnementaux du secteur.

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