Publié le
Mercredi 24 juin 2020

“Un lapin avait pris feu, il courait partout et propageait l’incendie !”

A Saint-Macaire-en-Mauges (Sèvremoine), l’entreprise de travaux agricoles Batardière a fixé des bidons de 200 litres d’eau sur ses presses, pour contenir les départs de feu.
A Saint-Macaire-en-Mauges (Sèvremoine), l’entreprise de travaux agricoles Batardière a fixé des bidons de 200 litres d’eau sur ses presses, pour contenir les départs de feu.

"Le risque, c’est surtout quand le terrain est très sec avec une récolte bien mûre, là on part sur une année relativement humide”, se rassure Vincent Batardière, à quelques jours des premières moissons. Il y a plus de dix ans, un incendie avait ravagé 3 ou 4 hectares d’orge à La Séguinière (Maine-et-Loire). “Le feu avait touché un lapin, il s’était mis à courir dans tous les sens dans le champ, et propageait le feu partout !” se souvient le cogérant de Batardière Pierre travaux agricoles. “On a plus de cas d’orge parce que l’orge a beaucoup de matière azotée, quand on sectionne une paille, de l’azote s’en dégage, c’est inflammable.”

Système D

Les incendies commencent sur les échappements des moissonneuses, ou par un frottement de pierres pendant la coupe. “Les pierres passent entre les palpeurs, frottent contre les sabots de coupe et provoquent des étincelles.” A Bégrolles-en-Mauges par exemple, pendant une coupe de ray-grass semences, “on était très bas, il y avait eu un frottement de cailloux, l’incendie s’était vite propagé parce qu’il y avait du vent”.

“On a plus de départs de feu dans les presses qu’avec les batteuses”, observe Vincent Batardière. “Quand la presse coupe la paille, cela provoque parfois des étincelles.” L’an dernier, l’un de ses seize salariés mobilisé sur ces chantiers a eu une grosse frayeur à La Renaudière. Un feu s’est déclaré sur une presse, le temps d’appeler son patron puis les pompiers, elle était endommagée. Pour limiter les risques d’incendies, l’entreprise de Saint-Macaire a mis au point un dispositif, il y a quelques années : un bidon de 200 litres de l’eau fixé en haut de la machine, avec un tuyau muni d’une vanne à boisseau. De quoi éteindre le départ de feu et limiter le risque d’incendie.

Autre précaution, une tonne à lisier remplie d’eau et attelée à un tracteur est toujours prête à partir de l’entreprise si un incendie se déclare. “Parfois on arrive avant les pompiers.”

Antoine Humeau
Le journal
10 juillet 2020 - N° 28
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