Publié le
Vendredi 28 juin 2013

Un juge, un couple

Daniel Brochu et Isabelle Dubois sont éleveurs à Tingwick, dans le centre du Québec.

Les concours bovins ont été jugés par Daniel Brochu, éleveur québecois de la ferme Milibro. Petit clin d'œil sympathique, c'est son épouse Isabelle qui officie comme assistante sur le ring. “J'aide comme maître de piste, pour guider les éleveurs, mettre en ligne les animaux de manière esthétique”, explique-t-elle. Même si Daniel juge, ils vivent leur passion à deux. Et pour l'occasion, partagent leur premier voyage en Europe. Ayant accueilli beaucoup de stagiaires français dans leur élevage, ils ont profité de ce séjour pour leur rendre visite, jusque dans le Cantal. “C'est stressant de partir si longtemps, mais on est bien entouré (ils ont deux salariés).”

“Cela devient un défi personnel”


Daniel est juge depuis quatre ans, et officie sur cinq à six concours chaque année. C'est un plaisir, mais il y trouve aussi un intérêt professionnel : “Cela nous pousse à être plus compétitifs dans notre élevage. Cela devient un défi personnel.” Pour lui, l'animal idéal “est un tout : une vache dotée de puissance, de charpente”, mais “surtout d'un très bon système mammaire”

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Il se dit “surpris par la qualité des élevages qui ont concouru”. Il s'est senti à l'aise, d'autant que la plupart utilisent de la génétique nord-américaine, donc “les bêtes finissent par ressembler aux nôtres”. Pour désigner les animaux, Daniel Brochu s'est prêté au jeu de la mise en scène et du suspense. Une petite innovation qu'on lui a demandée. “Au Canada, on est plus conventionnel”...


Rémi Hagel


Rémi Hagel

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10 juillet 2020 - N° 28
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