Publié le
Vendredi 13 novembre 2015

Un élevage sur deux a investi

Avec 1,34 million de veaux abattus l'an dernier, la baisse de la production française de veaux de boucherie (- 2 %) s'ajoute à celle plus forte (- 3,5 %) de 2013. Et les sept premiers mois de 2015 confirment la tendance. Dans le même temps, les poids de carcasse augmentent : + 1 kg/an depuis vingt-cinq ans. L'évolution de la consommation de viande de veau (- 4 % par rapport à 2014) est sensiblement identique à la baisse constatée sur la viande rouge.


Un producteur sur deux a investi



Créé à l'initiative des producteurs en 2009 en Bretagne en en 2014 en Pays-de-la-Loire, l'Observatoire technico-économique veaux de boucherie compte 81 ateliers (42 en Pays-de-la-Loire et 39 en Bretagne) et représente un potentiel de production égal à 10 % de la production des deux régions. L'enquête 2015 fait ressortir de nombreuses évolutions en ce qui concerne les équipements, alors que peu de modifications avaient été réalisées depuis la mise aux normes bien-être au début des années 2000.


De nombreux investissements ont été réalisés dans les auges pour distribuer le lait, au détriment du système classique au seau. Près de deux tiers des producteurs distribuent manuellement le lait. De plus en plus d'élevages sont équipés de silos de stockage de l'aliment fibreux, même si sa distribution reste majoritairement manuelle. La consommation d’aliment fibreux continue sa progression et se situe à 125 kg.


Les veaux pèsent en moyenne 48 kg à l'entrée en atelier. Si leur durée d'élevage est de 164 jours en moyenne, 48 lots dépassent 170 jours. La mortalité est deux fois plus élevée pour les veaux de moins de 45 kg.



Les critères de rémunération



Les résultats confirment une amélioration de 10 euros par veau de la prestation payée aux producteurs (98 €/veau, mais s’échelonnent de 73 € à 121 €), ce qui correspond à un produit moyen de 0,60 € par veau sorti et par jour et qui varie de 0,50 € à 0,76 €, note l’Observatoire. “Il y a presque autant de plans d'alimentation que de structures (intégrateurs) et de débouchés”, précise Bertrand Galisson, de la chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire, qui a réalisé l'enquête pour les Pays-de-la-Loire.


Les critères pour calculer les prestations sont nombreux : indice de consommation, taux de mortalité, GMQ, couleur, plus-value qualité... En moyenne, le taux de mortalité des lots est de 4,3 %, ce qui est assez élevé (3,5 % en 2014). En cas de forte mortalité, le montant total de prestation est diminué puisque le nombre de veaux sortis est plus faible.


Avec 28 €/place, le premier poste de charges est l'énergie : 9 kg de consommation de gaz d'écart (16 €/place pour le quart inférieur contre 25 €/place pour le quart supérieur) représentent 2 500 euros. Le temps de travail annuel observé est de 5 h 54 par place, avec d'importants écarts entre éleveurs. Le temps de travail annuel moyen est de 1 800 heures pour un travailleur et 323 places. Le travail d'astreinte quotidien représente 87 % du temps total.


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