Publié le
Vendredi 8 janvier 2016

Trois questions posées à Anne Marie Poupard

Installée en individuel depuis dix ans, Anne Marie Poupard s’occupe seule de 500 cages mères. Son bâtiment est le plus abouti qui soit : système tout plein tout vide, fosse profonde, allées larges, distribution d’eau et d’aliment automatisée, espaces de travail...
Quelles sont les taches que vous trouvez pénibles ?
Aujourd’hui, il n’y a plus grand chose qui m’embête. J’ai mis 8 ans à trouver un rythme de croisière. La conception du bâtiment a été pensée au mieux. J’ai tout aménagé et mis en place pour me faciliter la vie et être le plus autonome possible. Par exemple, j’ai demandé au fabricant de cages, d’ajouter une barre fixe pour pouvoir monter et atteindre plus facilement les cages en hauteur. Mon mari a aménagé des cases amovibles dans un chariot pour transporter seize mères d’un coup. Il a aussi fabriqué un repose-bras pour tenir les femelles pendant l’insémination. Pour la mise en place des copeaux, j’utilise un chariot à hauteur pour plus de confort. Et je distribue les compléments hyperprotéinés avec une petite louche sans avoir besoin d’ouvrir les cages.
Y a-t-il des périodes plus stressantes ?
La difficulté, c’est la semaine de vente. On ne connait le jour exact de l'enlèvement des lapins que la semaine précédente. Et aussi parce que c’est l’aboutissement d’un lot. J’ai le stress des résultats qui vont tomber (rendement, poids, saisies) dont dépendent directement mon revenu. Le rendement est un critère qu’on ne maitrise pas, à part de mettre les animaux à jeun 5 à 6 heures avant le départ. Il peut y avoir une différence entre lots, sans qu’on arrive à l’expliquer.
Que pouvez-vous encore améliorer ?
Mon résultat technico économique est stable car j’ai tout optimisé, notamment au niveau de l’alimentation. J’ai quatre aliments pour le pré sevrage, la croissance finition, la maternité et pour le cheptel de reproduction. C’est un atout plus qu’une contrainte car mon indice de consommation s’est amélioré. C’est sur ce critère que je cherche à progresser. En lapin, il faut être perfectionniste, méthodique, rigoureux et ne pas louper les moments clés. Mon regret aujourd'hui, c’est qu’il n’y a pas assez de contacts, de rencontres entre éleveurs pour s’échanger nos bonnes idées et astuces qui facilitent le quotidien.

Texte mal balisé (Signature): Propos recueillis par Sabine Huet

Texte mal balisé (_ILD_legende): photos possibles selon place

Texte mal balisé (_ILD_legende): photo barre pour grimper / photo chariot mère / photo repose-bras / gros plan éleveuse

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