Publié le
Vendredi 6 février 2015

Thomas Pelletier a enchaîné des réunions régio

Thomas Pelletier a enchaîné des réunions régionales pour faire le point. Lundi en Normandie, mardi en Mayenne et mercredi dans l’Aisne… L’ambiance est au beau fixe : “Aujourd’hui, le cidre est un produit plus porteur. La consommation augmente de plus en plus.” En quantité, le cidre classique en bouteilles a connu une croissance de 3,5 à 4 % en 2014. Certes, cela s’est fait au détriment du cidre bas de gamme (bouteilles en plastique), mais le résultat est que “le chiffre d’affaires de la filière a grimpé de 3,5 %”. La production qualitative prend le dessus.


La pub fait mouche



La filière récolte les fruits des efforts de communication entrepris depuis quatre ans, notamment avec les spots radio. “On va accentuer cette promotion. Jusqu’à présent, on ciblait la Chandeleur et l’été pour les apéros. Nous allons ajouter une troisième campagne de pub pour les premières belles journées de printemps”, explique le président de la FNPFC. Cette bonne santé tient aussi au renouveau de l’offre. “Le cidre rosé lancé il y a seulement 3-4 ans marche bien. Il représente désormais 8-9 % de la consommation nationale”. Les fabricants ont sorti des gammes de produits qui ont su séduire, comme des cidres aromatisés à la framboise ou à la poire. Le packaging évolue : le conditionnement en petites bouteilles, par exemple.


Troisième débouché des pommes à cidre, les concentrés bitter sweet servent à recréer du cidre une fois délayés. “La France est le seul pays au monde qui en exporte.”


Les 160 000 tonnes de pommes ont été produites en 2014 : “Si on avait eu 30 000 tonnes de plus, on aurait eu le marché pour les vendre.” Aujourd’hui, Thomas Pelletier peut sourire : “La filière est à peu près à l’équilibre entre production et transformation. Ce n’était pas le cas par le passé.”



Penser au renouvellement



Cette sérénité retrouvée n’empêche pas de s’interroger sur l’avenir. “Y a-t-il de la place pour plus de producteurs ? Comment renouveler les vergers ?” La première formation de France en arboriculture cidricole a ouvert en septembre au CFPPA du Robillard (Calvados). C’est déjà une première réponse.


Des soutiens existent. “France AgriMer apporte une aide à la plantation de 1 000 euros/ha. L’enveloppe de 240 000 euros a été dépassée.” C’est une bonne nouvelle. Les coopératives (Agrial, Val de Rance) apportent aussi des aides. Les contrats offrent une assurance. La question est de parvenir à accompagner le producteur les premières années où le verger ne produit rien.


Un sujet de discorde : pour l’AOC Calvados, les producteurs veulent entrer à l’interprofession (Idac). “On nous a claqué la porte au nez. On n’est pas content.” Ils comptent bien se faire entendre.


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