Publié le
Jeudi 17 septembre 2020

[Témoignage] “Ceux qui ont mutilé et tué mon veau sont des barbares“

Jean-Pierre Dolbois est éleveur de vaches allaitantes à Cantenay-Epinard, près d’Angers. Il a découvert un veau mort et mutilé dans un fossé de son exploitation.
Jean-Pierre Dolbois est éleveur de vaches allaitantes à Cantenay-Epinard, près d’Angers. Il a découvert un veau mort et mutilé dans un fossé de son exploitation.

Jean-Pierre Dolbois est éleveur de vaches allaitantes à Cantenay-Epinard, près d’Angers. Il a découvert un veau mort et mutilé dans un fossé de son exploitation.

Comment avez-vous découvert qu’un de vos animaux avait mutilé et tué ?

C’était dimanche. J’entendais une vache isolée du troupeau qui se mettait à beugler, à chercher son veau. On s’est mis à le chercher, et on l’a trouvé dans un fossé, mort. J’ai d’abord pensé que c’était une mort naturelle, et j’ai très vite constaté qu’il avait été mutilé. J’ai tout de suite fait le rapprochement avec la vague de mutilations de chevaux. J’ai appelé la gendarmerie et les voisins, les gendarmes ont appelé les techniciens en identification criminelle, mon vétérinaire est venu aussi. Le veau était transpercé du flanc jusqu’à la colonne vertébrale, comme si une barre ou une flèche avait été enfoncée. Il y avait aussi une oreille coupée, le museau découpé, ainsi que la langue et la queue. C’étaient des mutilations, des coupes franches, pas des déchirures faites par des animaux sauvages. Ce sont des barbares ces gens-là, on dirait que pour eux c’est un jeu. Le veau était mort depuis le vendredi, des voisins avaient entendu un animal crier ce soir-là vers 20 h 15, mais j’étais sur un chantier dans mon tracteur.

Vous avez déposé plainte ?

Oui, il y a une enquête en cours. Je n’ai pas eu de nouvelles depuis, mais j’ai eu des échos par Facebook d’un éleveur de chevaux à Gené près du Lion d’Angers, qui a vu quatre personnes s’approcher d’une de ses parcelles, il les a filmées.

Avez-vous été soutenu ?

J’ai informé les autres éleveurs de la commune, ils sont venus. On fait des rondes deux ou trois fois par jour, collectivement. La présidente de la FNSEA Christiane Lambert m’a appelé, elle doit normalement relayer ce qui s’est passé auprès du ministre de l’Agriculture. Un veau mort, c’est une perte sèche. Il faut absolument qu’on retrouve rapidement les auteurs de ces agissements. Il faut que cela s’arrête.

Recueilli par Antoine Humeau
Le journal
23 octobre 2020 - N° 43
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