Publié le
Vendredi 10 octobre 2014

Simplifier le travail, oui mais à quel coût ?

En techniques sans labour, il n'y a pas qu'une seule formule. Du pseudo-labour (travail de 15 à 30 cm de profondeur avec des outils à dents) au semis direct sans travail du sol, en passant par le travail superficiel (2 à 15 cm avec des outils à dents et/ou à disques, animés ou non), le choix est large. La recherche d'itinéraires simplifiés se justifie par les enjeux agronomiques mais aussi économiques. Olivier Mauduit, animateur Cuma de Basse-Normandie estime en effet que les TSL permettent une économie de carburant de 10 à 23 litres/ha en céréales et de 14 à 38 litres/ha en maïs.


Comparaison de sept itinéraires



Sur des terres limoneuses profondes, une plateforme regroupant sept itinéraires d'implantation de maïs a été présentée à la journée Mécasol à Briouze (Orne) le 9 septembre dernier. L'objectif était de mesurer le temps de travail pour mettre en place la culture et de chiffrer la consommation de GNR (gazole non routier) des différentes techniques. Le plus gros consommateur d'énergie est sans surprise le labour suivi du combiné herse rotative semoir, avec 32 litres/ha. Les trois itinéraires les moins gourmands avec 10 à 12 litres/ha, sont les passages avec le néodéchaumeur à dents, le déchaumeur à disques indépendants Disc-O-Mulch d'Agrisem, et le Strip-Till Striger de Kuhn en 3 mètres, tous trois suivis du semoir monograines en 4 rangs.


En termes de temps de travail, le plus rapide est le déchaumage superficiel avec des disques indépendants suivi d'un semis rapide en plein avec le Horsch Pronto : 40 minutes/ha. En comptant une main-d’œuvre à 20 euros/h, le coût de l'implantation varie de 70 à 114 euros/ha selon les itinéraires. “En simplification du travail du sol, on peut gagner en temps et consommation”, conclut l'animateur Cuma. Sabine Huet


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