Publié le
Vendredi 16 octobre 2015

Semi powershift ou à variation continue, quelle transmission choisir ?

Coût attractif, facilité de prise en main et entretien accessible sont les atouts de la transmission semi-powershift. Du côté de la transmission à variation continue, les utilisateurs la choisissent pour le confort de conduite, le nombre de rapports infini, les différents modes de conduite, la précision du travail et la valeur de revente.


La “douceur” de la variation continue



Pascal Gaignier, chauffeur mécanicien à la Cuma des cinq charmes au Luart (Sarthe) apprécie la “progressivité et la douceur” de la transmission à variation continue. “Je passe de 0 à 40 km/h sans débrayer, au champ comme sur route. Et puis, on consomme moins.” Pour lui, le gros avantage est de ne pas faire de sur-régime moteur, notamment pour les départs à froid. “On peut arriver à 40 km/h en restant à 1 500 tours/minute. En boîte classique, on atteindrait 2 200 tours/minutes en étant seulement à 10 km/h et c'est pas bon pour le moteur.”


En fonction du travail à réaliser, il faut choisir entre quatre modes de conduite : pédale, plein automatique, personnalisé ou manuel pour le John Deere. Manuel Epineau, chauffeur mécanicien à la Cuma des cinq charmes, choisit le mode pédale sur route et le mode automatique intégral au champ. Au niveau consommation, “je suis à 15 litres à l'heure en mode pédale pour du transport de lisier contre 22 litres avec l'ancien tracteur”.



Souplesse de conduite



La souplesse, c'est aussi ce qu'apprécie David Patureau, chauffeur mécanicien à la Cuma de Noyen-sur-Sarthe. “Je ne change jamais de vitesse, j'avance juste la manette et le régime moteur s'adapte tout seul.” Fabrice Chaumont, directeur de la Cuma de Tennie à Conlie (Sarthe) met en avant le confort de conduite sur route. “Pour les transports, le système gère tout seul le régime et la vitesse d'avancement pour s'adapter aux difficultés de la route.” Pour les travaux des champs, il n'en voit “pas forcément l'utilité si on est à vitesse constante”. Côté mécanique, la Cuma de Conlie ayant toute la gamme, du petit tracteur à boîte mécanique, à la variation continue en passant par le semi-powershift, Fabrice Chaumont a pu constater que les embrayages en variation continue ne s'usent pas davantage. “Sur deux tracteurs qui affichent 10 000 et 11 000 heures, on n'a fait aucune réparation sur les boîtes.”


En revanche, il reproche à ce type de tracteur de devoir passer au banc d'essai pour savoir “s'il a un souci de perte de puissance moteur ou si la boîte est fatiguée, car on a du mal à savoir si le tracteur tire bien ou pas”. Autre contrainte qui peut dérouter les utilisateurs au départ, la conduite qui n'est “pas du tout la même”. Fabrice Chaumont avoue être “perdu quand je change de tracteur”, mais après un temps d'adaptation, il reprend la main. “Ça ne se fait pas en un claquement de doigts”, confirme David Patureau.


Enfin, le surcoût n'est pas négligeable. “On n'a pas trop les moyens de se payer ça car on ne fait pas énormément d'heures avec les tracteurs, entre 500 et 600 heures par an”, explique Jacques Chaillou, président de la Cuma de Noyen-sur-Sarthe.



Le semi-powershift
n'est pas en reste



Mais les chauffeurs apprécient aussi le confort de travail dans les tracteurs à transmission semi-
powershift. “C'est agréable, je n'ai plus besoin de débrayer pour passer les vitesses. Il y a juste un petit point mort entre chaque gamme”, détaille David Patureau. Pour Jean Yves Chauvin, chauffeur mécanicien à la Cuma de Noyen-sur-Sarthe, c'est “bien pratique” pour faire les silos et pour les chantiers de semis dans des parcelles hétérogènes. “Je réduis la vitesse sans changer
de gamme.”


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