Publié le
Vendredi 13 septembre 2013

Semer vite et bien

Anthony Hérault et Stéphane Porte de la Cuma de Bouloire avec le Väderstad Rapid acheté cette année pour semer en priorité les couverts et les céréales.
Anthony Hérault et Stéphane Porte de la Cuma de Bouloire avec le Väderstad Rapid acheté cette année pour semer en priorité les couverts et les céréales.

Les outils de semis simplifiés répondent à une préoccupation actuelle pour semer les couverts le plus vite possible après la moisson, et pourquoi pas les céréales ensuite.

La Cuma de Bouloire vient d'acheter un Väderstad Rapid 300C pour effectuer ce genre de semis direct. Deux trains de disques crénelés travaillent le sol, direct dans le chaume ou les résidus de maïs broyé, sur une profondeur de 5-6 cm ; le “crossboard”, innovation Väderstad qui égalise le terrain devant les deux trains de disques semeurs.

Semer deux fois plus vite qu’avec la herse rotative

La trémie peut être séparée en deux avec une cloison mobile de manière à alimenter les deux trains semeurs avec des graines différentes (le colza avec des plantes compagnes, les semences avec l'engrais, des semences de différentes tailles, etc.) Le sol est rappuyé derrière par un train de pneus, chaque pneu couvrant deux lignes de semis. Un peigne derrière efface les traces. Tout est mécanique. Les réglages sont simples mais précis, et c'est prévu pour semer à 12 km/h, voire plus.

“Je cherchais un matériel pour semer rapidement les couverts après la moisson. On passe en zone vulnérable et il me fallait un matériel pour semer proprement et rapidement” explique Stéphane Porte de la Cuma de Bouloire. “Lorsque j'ai testé ce matériel chez moi, j'ai invité tous les adhérents de la Cuma et certains ont été intéressés.” ... “Nous avons acheté ce matériel à 15 adhérents sur les 25 de la Cuma. Nous l'avons pris en largeur 3 m pour rester compatible avec les tracteurs de la Cuma.” 

En puissance, 140 CV sont nécessaires pour l'adhérence. “Un adhérent de la Cuma a utilisé un 100 CV ; ce n'est pas assez si on veut avoir un bon débit de chantier.” Quant à la qualité du travail réalisé, “nous manquons encore de recul mais les semis de blé faits l'an dernier en conditions très limites sont bien passés.” C'est vendu neuf, en 3 m, à 53 000 euros “mais nous avons eu des subventions de la part du Perche Sarthois, du conseil général de la Sarthe au titre des économies d'intrants et du programme européen leader", complète Anthony Hérault, le président de la Cuma.

Christophe Zapata


Christophe Zapata

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