Publié le
Vendredi 9 août 2013

Semer les colza sans attendre

L'enquête réalisée par le Cetiom auprès des agriculteurs permet de mettre en avant quelques points clés de l'implantation.

Le Cetiom vient de communiquer les résultats de l'enquête menée sur la campagne 2011-2012 : automne doux, croissance importante des colzas à l'automne jusqu'au gel survenu fin février (avec quelques températures en dessous des -15°C). Une floraison qui dure 2 mois et au final, des rendements corrects mais sans plus, sauf dans le Calvados ou l'on a atteint parfois les 60 q/ha. Ont-ils des pratiques différentes ? plus intensives ? Apparemment non. Par contre, le Cetiom insiste sur les conditions d'implantation de la culture. Bien implantée, la culture dispose de l'essentiel de son potentiel. Pour cela, il faut semer tôt dans un sol bien ameubli : la levée est meilleure, l'accumulation d'azote à l'automne est plus importante (et c'est autant de moins à apporter au printemps à condition de faire les pesées), et enfin, cela donne des plantes moins sensibles aux ravageurs comme les altises.

Les données de l'enquête

Sur la grande région Bretagne - Pays de la Loire - Basse-Normandie, les surfaces de colza ont augmenté ces dernières années. Le colza revient tous les 3 ans dans la rotation dans les deux tiers des exploitations enquêtées alors que ce n'était que la moitié en 2008. Pour l'implantation, les trois quarts des agriculteurs réalisent soit un labour soit un travail profond. Et pourtant, le Cetiom remarque que “les qualités des enracinements observés dans les parcelles ne sont toujours pas à l’optimum” et que “les semis réalisés avant la fin août, voire avant le 25 août sont très régulièrement mieux réussis en terme de levée que ceux de début septembre.” Des semis commencent à être réalisés au 15 août voire avant sans que les plantes souffrent davantage du froid ou des ravageurs à l'automne. “La densité optimum est de 30 plantes/m2.” Plus du tiers des parcelles ont encore des densités excessives. Le semoir de précision ne concerne que 6 % des parcelles en Pays de la Loire. Mais quand on a mis toutes les chances de son côté, cela n'empêche pas les plantes de souffrir des excès d'eau, voire de disparaître complètement dans les cas extrêmes ...

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