Publié le
Lundi 7 mars 2011

Réseaux écophyto : 120 agricultueurs s'engagent

Les Pays-de-la-Loire ont présenté quinze dossiers de candidature parmi 120 à l’échelle nationale et au final, douze ont été retenus parmi 105.Ainsi, une ferme pilote sur dix se trouve dans la région. Au plan national, plus de mille fermes de démonstration sont engagées dans la démarche, appelée Ecophyto 2018, qui prévoit une réduction de 50 % de l’utilisation des produits phytosanitaires en dix ans si possible. “Ce réseau est une des actions phares du plan car, comme l’a montré l’expertise Inra Ecophyto R&D, nous manquons de référence sur l’agriculture à bas niveau d’intrants”, explique la sous-directrice de la protection et de la gestion des ressources en eau au ministère de l’Environnement.
En 2010, un premier réseau de polyculteurs-éleveurs animé par la chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique avait été retenu à Châteaubriant dans le cadre d’un dispositif test. Chaque groupe rassemble huit à douze agriculteurs autour d’un ingénieur réseau à mi-temps relevant de différents organismes : huit des chambres d’Agriculture, trois des Civam et un d’une société de conseil.
Beaucoup de filières sont déjà concernées : sept réseaux en polyculture-élevage, à raison de un à deux dans chaque département, deux réseaux en grandes cultures (Sarthe), deux autres en viticulture (un en Loire-Atlantique et un en Maine-et-Loire) et un en maraîchage (Vendée).

Co-construction des références techniques

Les références techniques et économiques élaborées par chaque groupe seront le fruit d’une co-construction entre ses membres. L’objectif final étant de mettre en place d’abord des solutions préventives au développement des bio-agresseurs, puis des méthodes de luttes alternatives, et de n’utiliser les produits phytosanitaires qu’en dernier recours. “La structuration du dispositif est très forte au niveau national, une cellule d’animation s’occupant de la construction du référentiel”, explique Myriam Laurent, responsable Ecophyto à la chambre d’Agriculture régionale. Mi-mars, tous les ingénieurs français seront réunis pour deux jours de formation. “Nous, on va s’occuper de l’animation au plan régional, avec un axe fort sur la communication. Les agriculteurs qui sont entrés dans le réseau le sont au moins pour trois ans, le temps de mesurer les effets sur une rotation.”

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10 juillet 2020 - N° 28
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