Publié le
Vendredi 15 mars 2013

Réconcilier économie et écologie

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, était l'hôte des Entreprises de travaux samedi dernier en Sarthe. L'occasion pour Gérard Napias, le président national, de faire passer plusieurs messages

C'est l'entreprise de travaux de Michel Léveillé à Louplande, l'une des plus importantes EDT de France avec ses 25 salariés à temps plein et plus 10 temporaires, qui a reçu Stéphane Le Foll, le 9 mars. Plusieurs invités ont interpellé le ministre de l'Agriculture sur les restrictions de voie dans les communes, sur le carburant différent à utiliser dans les tracteurs selon que l'on travaille pour une exploitation ou une collectivité. Le président national des EDT, Gérard Napias, a additionné d'autres demandes dans son message au ministre. “Nous avons besoin des écoles pour notre formation continue, et pour former nos collaborateurs. Or, la place dans les formations est comptée, faute de moyens.” Au chapitre phytosanitaire, “la date butoir d'octobre 2013 pour obtenir la certification est trop proche : les EDT y viennent mais il faut accorder plus de temps.” Sur le social, la limitation des heures supplémentaires des salariés -dans le but de favoriser l'embauche- ne passe pas. “Les EDT ne sont pas prêtes à embaucher s'il n'y a pas plus de visibilité à moyen terme.” Sur le bois-énergie, “beaucoup d'EDT se sont mises dans le rouge parce que les collectivités sont à la traîne pour s'équiper en chauffage…” Mais pour terminer sur une note positive, il ajoutait “nous ne demandons pas de subvention… mais pas d'impôts non plus.”


Des défis à relever collectivement

Stéphane Le Foll a souligné “le rôle essentiel des EDT dans les territoires, pour l'activité économique qu'elles génèrent mais aussi pour les services qu'elles rendent à la collectivité”. (...) “Je veux qu'on sorte du discours qui oppose l'économie à l'écologie. Si nous n'arrivons pas à réunir les deux, nous n'avancerons pas.” (...) “Si vous attendez des moyens supplémentaires, vous connaissez la situation actuelle, vous avez la réponse. Pour autant, le Crédit d'impôt compétitivité-emploi est disponible dès cette année à hauteur de 4 % et à 6 % l'année prochaine. Une chose est sûre, il ne faut pas attendre que la situation s'améliore toute seule pour entreprendre et il faut valoriser les filières agricoles auprès des jeunes. Car l'agriculture représente 30 000 emplois non satisfaits aujourd'hui.”

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