Publié le
Mardi 5 mars 2019

Portes ouvertes : ces éleveurs sont passés au “robot”

Gilles et Mélanie Prémartin apprécient la sobriété et le silence du nouveau robot A5.
Gilles et Mélanie Prémartin apprécient la sobriété et le silence du nouveau robot A5.

A Chemiré-le-Gaudin (Sarthe), Mélanie et Gilles Prémartin utilisent un robot de traite depuis cinq ans, et viennent de changer pour un Astronaut A5 de Lely. Ils prouvent que la haute technologie n’est pas antinomique de la conduite en bio.

 
Comme souvent en agriculture, les décisions stratégiques dépendent du contexte de l’exploitation et des circonstances. Il y a cinq ans, le choix du robot est arrivé lorsqu’il a fallu changer la vieille salle de traite 2x4. “On atteignait quatre heures trente de traite par jour, c’était long. Par ailleurs, le contexte était favorable pour envisager de produire plus de lait” se rappelle Gilles Prémartin. L’investissement a donné satisfaction, en supprimant la contrainte horaire.
 
Mais pour augmenter leur production, et donc le cheptel, les éleveurs étaient limités par la situation de la ferme, accolée à un voisinage proche. “Il aurait fallu déménager totalement le site de production, mais à quel prix ? Ou alors trouver à mieux valoriser le lait.” Le bio était un débouché possible. Il a franchi le pas depuis dix-huit mois. Gilles Prémartin a finalement trouvé dans le bio un état d’esprit dont il était assez proche : “Je n’ai jamais été fan des produits phytos. Et j’aime bien faire par moi-même.” Cela vaut pour monter des bâtiments, mais aussi pour être autosuffisant en fourrages et concentrés, ce qui est le cas. Le seul aliment qu’il achète parfois concerne l’apport énergique, dans les périodes de jonction entre saisons. Bref, il est passé au “robiot”, plaisante-t-il.
 
Affouragement en vert
 
Les vaches passent toutes les nuits en bâtiment. Seize hectares sont accessibles en paddocks depuis la stabulation. Pour compléter, les éleveurs ont démarré l’affouragement en vert. L’autochargeuse sert également pour la distribution en hiver. “Cela permet d’éviter le surpâturage des prairies, et permet d’assurer des rotations avec les cultures sur les parcelles de l’autre côté de la route.”
 
Les 53 Prim’Holstein produisent 7 000 litres en moyenne économique (lait vendu). Le robot assure une bonne moyenne de traite (2,2 ou 2,3 par jour). Au final, “notre système est bien équilibré”. Non seulement, le robot apporte un confort aux éleveurs, mais “on connaît mieux les animaux qu’avant” grâce aux données du logiciel T4C. Le collier renseigne sur la rumination, notamment. Les indicateurs détectent les mammites avant l’éleveur, etc. Et cela n’empêche pas le contact quotidien nécessaire : “Je m’occupe des logettes deux fois par jour. On voit les vaches.” Depuis septembre, le A4 a été remplacé par un A5.
 
Rémi Hagel

A noter  Porte ouverte DB Elevage avec un robot A5. Vendredi 8 mars à partir de 10h au Gaec de l’Avent - Le Fouteau - 53100 St Georges Buttavent.
 
 
Rémi Hagel

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