Publié le
Vendredi 24 janvier 2014

Porc : les éléments extérieurs...

Les stratégies de deux entreprises du secteur de la viande devraient influencer une réorganisation en Allemagne. Pour des raisons différentes.

Ces dernières années, les Allemands ont délégué le naissage porcin aux éleveurs danois et hollandais, et se sont concentrés sur l’engraissement et l’abattage. Ce qui a permis de créer un bassin nord européen,avec des spécialisations par région. Or, la densité des élevages du nord-ouest de l’Allemagne rencontre une hostilité sociétale grandissante. Un durcissement des réglementations devrait faire glisser la production du nord-ouest vers l’est du pays. Ce rééquilibrage pourrait limiter l’intérêt des importations de porcelets, par une augmentation des coûts de transport. 
De plus, “les Danois ont mis en place des aides à l’investissement pour l’engraissement de porcs, afin de limiter l’hémorragie de porcelets qui partent vers l’Allemagne”, indique Christine Roguet, de l’Ifip. Des aides Pac du 2nd pilier sont affectées, Danish Crown déploie son propre plan. “L’objectif est de reconquérir la valeur ajoutée, d’optimiser l’utilisation des outils d’abattage du pays et de sauvegarder l’emploi national.” 
Suspecté de vaciller, Vion, géant néerlandais de la viande (porc, bovins, volaille) a révélé, avec beaucoup de retard, ses difficultés. Le groupe a perdu 817  M€ en 2012. Ses mauvais résultats l’ont conduit à se réorganiser. Ses activités viande au Royaume-Uni ont été vendues dès 2012, sa filiale Vion Ingredients vient d’être cédée pour 1,6  Md€. Vion ne devrait pas s’en tenir là, avec une concentration programmée de ses activités de viandes de porc et de bœuf en Allemagne et aux Pays-Bas, les “pays clés” de son activité.


Frédéric Gérard


Frédéric Gérard

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