Publié le
Vendredi 5 août 2016

Pois, féverole ou lupin, lequel introduire dans ma rotation ?

En alimentation humaine, des débouchés existent en pois jaune vers l’Inde ou en féverole vers l'Egypte, avec des exigences de qualité. Enfin, certains contrats spécifiques concernent des marchés de niche comme l’oisellerie, la casserie ou les semences.


Parcelle infestée ?



Une fois le débouché choisi, se pose la faisabilité agronomique et technique. Les pois, surtout ceux de printemps sont sensibles à l’Aphanomys euteiches, un champignon du sol qui s’attaque aux racines. Féverole et lupin sont résistants et ne multiplient pas l’inoculum. Ce pathogène peut rester plus de vingt ans dans le sol. “Il rend les plantes chétives, sans nodosités et sans racines secondaires.” Les pertes de rendement engendrées peuvent être importantes en pois.


Pour savoir si la parcelle est infestée, des tests sont à effectuer en laboratoire spécialisé. Si le potentiel infectieux est faible, (PI < 1) de petits foyers sans conséquence peuvent apparaître. “Cela ne remet pas en cause le choix du pois.” En cas de PI compris entre 1 et 2,5, le pois de printemps est déconseillé. “Le pois d’hiver peut être cultivé sans risque mais on va multiplier l’inoculum.” Si la parcelle est fortement infestée (PI > 2,5), le pois est à proscrire. “Mieux vaut cultiver lupin ou féverole.” Il n’existe pas de variétés de pois résistantes. Terres Inovia préconise un retour de pois tous les cinq six ans minimum et une alternance pois d’hiver et de printemps ainsi que d’autres légumineuses. “Attention aux intercultures et plantes compagnes. Certaines variétés de vesce et de trèfle peuvent multiplier l’inoculum.”



Sol calcaire ou acide ?



Le lupin est très sensible aux sols dont le calcaire actif total est supérieur à 2,5 %. “Normalement, ce n’est pas le cas dans la région.” Quant à la féverole, elle n’apprécie pas les sols acides, ni les sols trop basiques. “Elle est donc à éviter dans les terres aux pH inférieur à 5,8 et supérieur à 7,5.”



Le salissement ?



Contrairement au pois qui a un fort pouvoir couvrant, le lupin et la féverole ont tendance à se salir facilement en début et en fin de cycle. On les réservera donc dans les parcelles propres d’autant qu’il existe moins de solutions en post levée en féverole et peu de produits homologués en lupin.


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