Publié le
Jeudi 24 janvier 2013

Parler de son avenir en un quart d'heure

Les métiers de l'agriculture recrutent, mais ces filières de formation souffrent parfois de pénurie de candidats. Pour les acteurs économiques et les formateurs, communiquer est un enjeu fort. Et faire se rencontrer employeurs et futurs salariés, la clé.

De nouveaux types de rendez-vous sont ainsi proposés, adoptant les principes d'une société qui ne veut plus perdre de temps.

Trouver un poste fixe

Le 17 janvier, à la Maison des agriculteurs de Laval, l'Adefa (association départementale pour l'emploi et la formation en agriculture) organisait son premier job-dating. Huit postulants à l'embauche, présélectionnés sur dossiers, sont venus rencontrer trois employeurs en recherche de main-d'œuvre. Il s'agissait de deux responsables de maternités collectives porcines et du service de remplacement pour les responsables syndicaux FDSEA et JA. 

Côté salariés, les profils étaient variés, de jeunes diplômés à d'anciens agriculteurs. Pour les organisateurs, le bilan est plutôt positif car les postes à pourvoir devraient trouver preneu, suite à cette matinée. L'idée devrait être reprise à plus grande échelle.

Un mois plus tôt, dans les mêmes lieux, une quarantaine de postulants au Pôle emploi avaient rencontrés des employeurs (Cuma, ETA, chambre, etc.), lors d'un "carrefour de l'emploi". Un moyen de leur présenter ces métiers qui manquent de bras. Un récent dispositif permet de financer la formation d'un demandeur d'emploi ou de compléter ses compétences. La POE (préparation opérationnelle à l'emploi) peut déboucher sur un CDI ou un CDD d'au moins un an, et peut s'adapter aux contrats en alternance.

Ou ne pas figer son cursus

Ce jeudi, selon le même concept, un "orient-dating" était organisé au Lycée agricole de Laval, dans le cadre d'une "semaine de l'orientation". Pas d'employeurs ici, mais 25 anciens élèves qui expliquaient leur parcours, parfois atypiques, à des groupes de 3-4 jeunes de 15 - 16 ans. Ce rendez-vous devait permettre à ces derniers

"d'y voir plus clair" et de

"ne pas s"enfermer dans un itinéraire". Car, selon l'un des professeur,

"depuis la réforme des lycées, le public en lycée agricole est plus varié, mais pas forcément bien précis dans ses choix d'orientation".

"Avant, précise Yoann Vigner,

la classe d'orientation était la 3e, aujourd'hui, c'est la 2nde." Les jeunes repartent ensuite dans l'enseignement général, vers d'autres lycées techniques, ou reste au Lycée agricole pour suivre les formations en agroalimentaire ou l'environnement.

"Les champs de réflexion se sont multipliés."

Frédéric Gérard

Frédéric Gérard

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