Publié le
Vendredi 19 juillet 2013

Moisson : les rendements se rattrapent

La moisson 2013 se prépare lentement malgré le retour de la chaleur et du beau temps. En fait, c'est l'heureuse surprise de cette deuxième partie du cycle pour les blés : ils auront pu rattraper leur mauvais départ. Anne-Monique Bodilis, ingénieur régional Arvalis, reste prudente toutefois et espère juste des rendements corrects (sauf accident d'ici la moisson). “Il y a des places totalement détruites dans les parcelles. De plus, on peut observer des zones plus ou moins grandes d'épis échaudés. Les mauvaises implantations dues à l'excès d'eau en sont en partie la cause. Les maladies du pied (piétin échaudage, rhizoctone et piétin verse) sont également bien présentes.” Côté feuillage, on note l'absence de maladie et notamment de la septoriose, jusqu'à l'épiaison ! Lors des Culturales, le rendez-vous technique organisé par Arvalis dans l'Essonne les 5 et 6 juin, la collection variétale de blé (traité/non-traité en vis-à-vis, pour montrer la sensibilité des variétés aux maladies) montraient des témoins très sains. Un atelier sur les outils d'aide à la décision confirmait l'absence de conditions favorables pour la septoriose, malgré les nombreuses pluies jusqu'à cette date... d'où la fiabilité des modèles de prévision (à retrouver dans le Bulletin de santé des végétaux).


Quelques craintes encore d’actualité



En ce qui concerne les composantes du rendement, le nombre d'épis est d'autant plus limité que les parcelles seront restées longtemps en excès d'eau. Le nombre de grains par épi a peut-être été affecté par le gel survenu juste avant l'épiaison (lorsque les grains sont au stade méiose et donc très sensibles). “Mais cela ne concerne que certaines parcelles et n'est certainement pas un cas général. Un autre problème qui peut perturber la fécondation est le manque d'ensoleillement. Le temps couvert s'est prolongé pendant une très longue période et cela peut affecter la qualité du pollen. Toutefois, le blé qui s'autoféconde habituellement peut bénéficier d'une pollinisation allogame en cas de pollen stérile. Enfin, dernière crainte propre à cette campagne : une possible mauvaise alimentation azotée des blés cette année avec les mauvais enracinements et les apports d'engrais réduits ou retardés par l'engorgement des sols.” Les premiers échos qui arrivent sur l'orge d'hiver indiquent des rendements plutôt corrects.


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25 septembre 2020 - N° 39
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