Publié le
Vendredi 26 juillet 2013

Moins de visiteurs au Cima, mais “une ambiance” au beau fixe

Le temps a démotivé le public. Mais l'enthousiasme est de rigueur. Après cette 43e Fête de la Madeleine, les questions s'orientent déjà sur l'organisation des 51e et 52e Cima.

L'affluence a été beaucoup moins importante que prévue et espérée, lors de cette Fête de la Madeleine. Avec la 50e édition du Cima et un National Normande, les organisateurs misaient sur 5 000 à 10 000 visiteurs supplémentaires, aux 30 000 habituels de la foire. “On estime qu'il y a eu 25 000 personnes, évalue Jean-Maurice Menage, président de Foire et salons. L'effet canicule a joué. On a aussi eu à gérer les orages.” Le dimanche soir, les buvettes et la fête foraine ont dû être fermées pour raisons de sécurité dès 20 h 30, contre plus de minuit les autres années. “On a aussi eu peur pour le feu d'artifice, confie Jean-Maurice Mesnage. Si on avait dû l'annuler, les forains seraient partis dès le lundi.”


Les forains affichent le bilan le plus maussade. Malgré le nombre de personnes en moins sur le site, “les buvettes ont fait le même chiffre d'affaires que l'an dernier”. Les exposants seraient globalement plutôt satisfaits, après avoir craint que la canicule et la conjoncture économique ne leur offrent un mauvais millésime.

Le président sait aussi vendre sa foire, et vante “l'ambiance” et “la convivialité” qui séduisent le public mayennais. Les partenaires se félicitent aussi de “la réussite” des animations, notamment celles des éleveurs de Normande : en plus de l'organisation, c'est un vent de fraîcheur et de jeunesse qui a soufflé sur la Madeleine, avec Le Fan Show.

Mayenne, capitale
de l'élevage ?

Les questions se posent désormais pour l'an prochain : où aura lieu le Cima ? En année paire, le Carrefour interprofessionnel du monde agricole a toujours lieu à Mayenne. Par ailleurs, on sait déjà que le National Blonde d'Aquitaine aura lieu dans la ville, en 2016. Mais la municipalité semble s'inquiéter des coûts supplémentaires que représente l'organisation de l'événement agricole : 1 500 heures de mise à disposition pour le montage et l'installation. Le maire Michel Angot botte en touche, s'en remettant à son “successeur”, après les Municipales de 2014. La décision sera cependant prise bien avant, et sous son mandat.

Une rallonge est attendue de la part du conseil général. Car une autre question plane : le Cima ne va-t-il pas s'installer définitivement à Mayenne ? Les dernières éditions en année impaire n’ont en effet pas beaucoup convaincu le monde de l'élevage, d'où ce 50e anniversaire du Cima rapatrié dans la sous-préfecture du nord. “Nous ne revendiquons aucune hégémonie par rapport aux autres villes (pour organiser le Cima), balaie Michel Angot. Il y a eu un vif débat sur le coût de l'événement, que nous pourrions recevoir trois années de suite.” Les entrées resteront gratuites, quoi qu'il arrive, ce qui ne ramènera pas de recettes. La balle est donc en partie dans le camp du conseil général. Mais son président Jean Arthuis pourrait lui aussi botter en touche : en 2014, il ne sera pas candidat à sa succession, mais tête de liste UDI pour les Européennes…

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