Publié le
Vendredi 12 avril 2013

Menace de suspension d’activité

Sur les 20 mesures de rejets effectuées à la cheminée depuis deux ans, sept ont révélé des dépassements de valeurs. Force est de constater que les modifications apportées ne permettent pas encore de garantir le respect en permanence des valeurs limites fixées.” Le 5 avril, la préfecture a informé que de “non-conformités” lors de la deuxième campagne de mesures. Par arrêté du 29 novembre 2012, la préfète avait mis en demeure la filiale de Chimirec (pour la deuxième fois en un an) de respecter les valeurs limites de rejets, et soumis à huit mesures la levée de cette mise en demeure. Une mauvaise décision, “irréaliste” regrettait alors la direction du groupe, car imposée “sous huit jours... Toutes les analyses demandent un délai de réalisation de cinq semaines incompressibles”, pointait l'entreprise.

Décision ce jeudi

Du fait du travail mené à Grez-en-Bouère et des investissements entrepris depuis un an et demi, l'entreprise Aprochim était censée avoir résolu, ou tout au moins maîtrisé, toute émanation de PCB hors de ses bâtiments. La préfète Corinne Orzechowski annonce pourtant qu'elle prendra une décision drastique, lors du Coderst, le jeudi 18 avril prochain, si rien ne change : la suspension d'activité.

Aprochim a réagi en affirmant que “cette proposition (de suspendre l'activité) qui se fonde, a priori, sur l'analyse d'une mesure ponctuelle, oublie de prendre en compte les résultats des prélèvements en continu tout à fait conformes, sur la même période”. Mais la préfète pourrait bien avoir le dernier mot.

Ce nouveau coup dur pour l'entreprise intervient quelques jours après que la direction a annoncé un plan de sauvegarde de l'emploi. Une restructuration “comme jamais avant dans le groupe”. Ce sont 21 emplois qui vont être surpprimés sur le site de Grez-en-Bouère.

L'association Terre et Vie d'Anjou ne s'en félicite pas mais regrette que cette position préfectorale arrive “deux ans trop tard”. “Finalement, si on s'en tient à ce qui est dit, la préfète nous rejoint sur nos positions : soit l'usine pollue et elle ferme, soit elle est aux normes et elle continue.”

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