Publié le
Jeudi 8 octobre 2020

Leur combat contre le gaspillage alimentaire progresse

"Produire pour jeter, c’est un non-sens", sont persuadés Guillaume Garot et Angélique Delahaye.
"Produire pour jeter, c’est un non-sens", sont persuadés Guillaume Garot et Angélique Delahaye.

"Avant, le gaspillage alimentaire était surtout abordé comme une faute morale, au niveau de la famille. Aujourd’hui, c’est différent". Le monde politique s’est emparé du sujet, des organisations sont mises en place à grande échelle, présente Pierre-Louis Gastinel, animateur du débat organisé par la maison de l’Europe de la Mayenne, lundi 5 octobre. Deux acteurs majeurs en étaient les invités : Angélique Delahaye, présidente de Solaal, ancienne députée européenne (PPE) et ancienne présidente de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de légumes de France), et Guillaume Garot, député et ancien ministre délégué à l’agroalimentaire (PS).

Ils illustrent les avancées dans la lutte contre le gaspillage. Avec Solaal (Solidarité des producteurs agricoles et agroalimentaires), Angélique Delahaye collecte des dons agricoles et a distribué l’équivalent de plus de 40 millions de repas. "Une goutte d’eau. Je suis atterrée par le nombre d’étudiants qui nous appellent parce qu’ils n’ont plus rien dans le réfrigérateur. La fracture alimentaire est devant nous !"

"Il n’y a pas de petit don"

"Produire pour jeter, c’est un non-sens." Guillaume Garot a fortement contribué à faire avancer les choses. Quand il était ministre, il a réuni les différents acteurs pour aboutir à un Pacte national contre le gaspillage, en 2013. Ensuite, il n’a pas lâché le dossier et a défendu une loi (loi Garot, février 2016). "Aujourd’hui, on ne peut pas jeter de la nourriture consommable, c’est écrit dans la loi." La loi Egalim a permis un pas de plus. A chaque fois, l’ampleur des dispositions s’est élargie (d’abord les grandes surfaces, puis les entreprises, etc.).

Guillaume Garot défend deux leviers pour continuer à avancer : la dimension locale, de la commune à la Région. Et l’éducation à l’alimentation. En attendant que les progrès se poursuivent, Solaal continue son activité : "Il n’y a pas de petit don. L’autre jour, un producteur proposait quinze fromages de chèvre. On a pris."

RH

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23 octobre 2020 - N° 43
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