Publié le
Vendredi 28 juin 2013

Les surfaces, frein de la production laitière bretonne

Demain, les éleveurs laitiers ne courront plus après les quotas laitiers, mais bien après les surfaces disponibles pour produire les volumes proposés par les laiteries. Après étude, le Cerfrance du Finistère observe:

"C'est déjà le cas dans certains secteurs en Bretagne".
"Aujourd'hui, 14% des exploitations disposent d'un quota comprise entre 9000 et 10000 L/ha SFP, et 10% de plus de 10000 litres." Grossièrement, cela signifie que cette part d'exploitations a doublé en cinq ans.

Plusieurs critères passés à la loupe par le centre de gestion indiquent que la course à l'intensification maximum n'offre pas forcément la meilleure rentabilité. Ainsi, si les exploitations à forte production de lait par hectare dégagent une valeur ajoutée à l'hectare supérieure aux autres,

"au-delà de 10000 litres, la rentabilité décline en l'absence d'économie d'échelle". Les charges de structures gonflent sous l'effet des investissements/et ou main-d'œuvre supplémentaires. Le coût alimentaire est un peu plus élevé (88 euros/1000L contre 84 euros de moyenne). La dépendance aux prix des intrants est plus forte. Qui plus est, l'exigence technique est de mise, pour assurer les meilleurs résultats, d'autant que ce profil d'exploitations est la plupart du temps synonyme de SAU réduite, donc d'élevages spécialisés.

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17 juillet 2020 - N° 29
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