Publié le
Vendredi 20 septembre 2013

Les suites judiciaires du feuilleton Aprochim

L'association Entre Taude et Bellebranche a déposé un référé en procédure civile, la semaine dernière, contre l'entreprise Aprochim (délibéré le 2 octobre). Elle compte ainsi “faire respecter” l'arrêté préfectoral de mai 2013, fixant les seuils d'émissions de PCB à ne pas dépasser. Les riverains et agriculteurs demandeurs voient là une manière de “se protéger” contre la filiale du groupe Chimirec qui, selon eux, ne respecterait pas ces seuils.

Depuis 2011, l'usine de Grez-en-Bouère est soupçonnée de pollutions aux PCB dans ce secteur. “Nous avons fait ce choix, parce que depuis deux ans et demi, nous n'avons pas vu quelles contraintes devaient être respectées par
l'entreprise.” Aprochim a cependant dû investir pour “mettre aux normes” son process de traitement des déchets dangereux. L'entreprise aurait également remis son étude sur ses adaptations, réclamées par la préfecture. 
L'association Entre Taude et Bellebranche a par ailleurs vu son agrément pour la protection de l'environnement refusé. Elle a déposé un recours. “Dans tous les cas, cela ne devrait pas
changer grand-chose pour notre action sur le dossier PCB”, estime un membre. Aprochim est habituée des procédures judiciaires, depuis la découverte d'une pollution aux PCB. Elle est néanmoins plus souvent du côté de l'accusation. 
Lundi, le conseiller général Claude Gourvil était ainsi jugé en appel pour “complicité de diffamation”, à Angers. En mars dernier, le tribunal correctionnel de Laval n'avait pas donné suite aux poursuites de l'entreprise, dont l'élu Verts avait pointé la responsabilité dans cette pollution. Délibéré de l'appel le 14 octobre.
Frédéric Gérard

Frédéric Gérard

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