Publié le
Jeudi 19 novembre 2020

Les subventions de la Région pour Lactalis et Innov’Ia pointées du doigt

La Région va verser 840 000/¬ de subvention pour des investissements sur le site de Mayenne. (photo d’archives)
La Région va verser 840 000/¬ de subvention pour des investissements sur le site de Mayenne. (photo d’archives)

Cinq cent mille euros pour l’implantation d’Innov’Ia à Segré (Maine-et-Loire), plus un prêt du même montant, et 840 000 € pour Lactalis… Les subventions validées par la Région le 13 novembre ne passent pas auprès du groupe Ecologiste et Citoyen. Ils ont dénoncé par communiqués les "chèques cadeaux" ou "subventions sans contreparties environnementales ou sociales" versées aux industriels agroalimentaires en Pays de la Loire. "Trente millions d’euros depuis 2016", ont-ils calculé. "Nous demandons que les subventions publiques à des entreprises privées soient conditionnées à des engagements d’intérêt général, en phase avec les enjeux de santé alimentaire, du climat ou encore de la pollution de l’eau", a déclaré Christophe Dougé, conseiller régional.

Le dossier Lactalis correspond à des investissements pour l’acquisition de nouveaux équipements pour le site de Mayenne, "associés à seulement deux emplois", soulignent les élus de la minorité, en rappelant au passage que sept usines du groupe ont été épinglées récemment pour non-respect du code de l’environnement. Par communiqué, l'entreprise a précisé qu'il s'agissait de la création "d'un nouvel atelier de production de poudre de lait", projet à 8,7 millions d'euros.

Mêmes critiques pour le dossier Innov’Ia : l’entreprise, leader européen dans la fabrication de poudres alimentaires (vitamines, compléments alimentaires, etc.) destinées à l’alimentation humaine et animale, est basée à La Rochelle, mais appartient au groupe Adisséo, racheté en 2016 par le géant de la pétrochimie BlueStar, propriété de l’Etat chinois. A Segré, elle ouvrira son 5e site français ; les travaux doivent démarrer en janvier sur un site de 6 hectares, avec 80 emplois prévus à moyen terme, un investissement de 37 millions d’euros. "En s’opposant à ce projet structurant et pourvoyeur d’emplois, a répondu la majorité, toujours par communiqué, le groupe écologiste illustre sa déconnexion totale avec les réalités économiques et sociales locales."

Le journal
27 novembre 2020 - N° 48
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