Publié le
Vendredi 26 juin 2015

Les performances en porc s’améliorent, mais les trésoreries sont dégradées

L'an dernier, les performances techniques des élevages porcins des Pays-de-la-Loire se sont améliorées, dans un contexte difficile. C'est l'un des enseignements de l'étude menée par CerFrance sur un échantillon de 130 élevages spécialisés naisseurs – engraisseurs. L'indice de consommation global (2,87) a été en nette amélioration, et la productivité est passée de 1,3 à 2,1 porcs vif produit par truie en deux ans. “En dix ans, on a gagné 2,3 porcs par truie”, remarque Pierre Chambard, auteur de l'étude.
La marge brute des élevages s'est légèrement améliorée l'an dernier, c'est notamment l'effet des mises aux normes 2012 – 2013. Le résultat courant s'élève à 158 euros par truie en moyenne.


7 % des élevages au bord du dépôt de bilan



Les élevages ont globalement un déficit de trésorerie annuel de 6 000 euros en moyenne, mais avec de très fortes disparités d'un atelier à l'autre. “En juin 2014, un élevage sur trois était au-delà du plafond d'ouverture de crédit”, s'inquiète Pierre Chambard. Une exploitation sur cinq est dans une situation financière fragile et 7 % des élevages sont “proches du dépôt
de bilan”.


Le coût de revient, en 2014, s'élevait à 1,63 €/kg de porc produit en moyenne. Mais là encore, les disparités sont grandes, puisque ce coût est de 1,45 € pour le quart supérieur contre 1,84 € pour le quart inférieur, soit près de 40 centimes d'écart. L'aliment représentait, sans surprise, près des deux tiers du coût de production (61 %), le reste se répartissant entre main-d'œuvre (8 %), bâtiments, mécanisation et autres charges. En moyenne, il manquait en tout cas 13 centimes d'euros par kilo de porc produit pour payer les charges et la main-d'œuvre. Sinistre constat de l'auteur de l'étude : “Cela engendre un déficit de trésorerie potentiel de 46 000 euros par exploitation.”


Mis à part en 2012, sur six ans, le prix de vente n'a jamais couvert le coût de revient. Résultat, “peu d'élevages sont en capacité de se moderniser, il y a peu de vocations porcines, et se pose le problème du renouvellement des générations”.


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