Publié le
Vendredi 28 juin 2013

Les outils de déshydratation ne veulent pas être oubliés

Coop de France Déshydratation plaide en faveur d’un “grand Plan Protéines pour la France et pour l’Europe. Qu’attend-on pour se doter d’instruments efficaces pour une relance durable des protéines ?” Les déshydrateurs, défenseurs de la luzerne, s’inquiètent de constater que “les surfaces en légumineuses continuent de chuter dans l’Hexagone et en Europe”

Or, la dépendance de nos pays vis-à-vis de l’importation est de plus en plus soumise à la concurrence : la Chine importe déjà 60% du soja exporté dans le monde, des capitaux du Moyen-Orient viennent d’acquérir cinq déshydrateurs espagnols, etc. 
Aujourd’hui, le plan Protéines français attribue une aide couplée de 125 euros/ha à la luzerne déshydratée. Or ce plan s’arrêtera après 2014. Et ensuite? Il restera les aides Pac, découplées (66 euros). Mais ce sont des aides à la culture, pas à la filière. “Oui, la luzerne a un intérêt environnemental, mais il ne faut pas s’arrêter à cela et négliger les outils industriels” explique Hervé Lhotellier, président de la Codema (Mayenne). “La déshydratation permet d’avoir des protéines de qualité dans toutes les conditions.” Sans filière, “il n’y aurait pas eu de progrès dans la recherche variétale”
Pour toutes ces raisons, son existence est nécessaire, mais elle doit tenir face à la concurrence des céréales. D’où son besoin de soutien financier. “Ces activités génèrent des emplois...” rappelle le président. Message adressé aux ministres, et à l’Europe.
Rémi Hagel

Rémi Hagel

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2 octobre 2020 - N° 40
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