Publié le
Vendredi 7 mai 2010

Les marchés aux bestiaux restent dubitatifs

La généralisation de la contractualisation en élevage n’est pas très bien vue de la part des marchés de bétail vif. C’est ce qui ressort du débat sur l’avenir des marchés dans le cadre de la loi de modernisation de l’agri-culture, organisé à l’occasion de l’assemblée générale de la FMBV le 27 avril. Ce n’est pas certain que la contractualisation nous apporte des choses merveilleuses pour les marchés. Une fois qu’un prix et un volume sont fixés, pourquoi passer sur les marchés ?”, a expliqué Gilles Rousseau, président de la FMBV (Fédération française des marchés de béatil à vif). Une interrogation livrée à l’occasion de l’assemblée générale de la FMBV le 27 avril à Requista dans l’Aveyron.
Rentrer en complémentarité
du contrat
Les thèmes de la contractualisation, de l’Observatoire des prix et des marges et du transfert de propriété ont occupé une place centrale lors du débat. La position de Gilles Rousseau était partagée par Dominique Fayel, membre du bureau de la FNB (Fédération nationale bovine) qui, tout en rappelant la proposition de la FNB sur le contrat avec sécurisation des marges, a fait remarquer : “Je ne vois pas comment les marchés peuvent rentrer dans le contrat. Ils devraient essayer d’entrer en complémentarité du contrat plutôt que dans le contrat”.
Un consensus sur le rôle
des cotations des marchés comme référence pour la filière
Comment ? En renforçant leur rôle en tant qu’indicateur de tendances de prix via les
cotations par exemple. “Tout le monde s’accorde à dire que les cotations des marchés sont faites correctement et sont nécessaires”, a tenu à rappeler Gilles Rousseau à propos de l’étude des prix sur les marchés qui va être prochainement réalisée par l’Observatoire des prix. Un sujet largement abordé lors du débat. A ce propos, Dominique Langlois, président
de la FNICGV (Fédération nationale de l’industrie et des commerces en gros des viandes) a expliqué : “Nous sommes d’accord pour que l’Observatoire des prix porte sur toute la filière : en amont et en aval”. Pas question en effet, pour les marchés, d’être défavorisés par rapport aux organisations de producteurs (OP) en ce qui concerne l’étude des prix. Encore moins de disparaître au profit des seules OP via le transfert de propriété. “Il n’est pas envisageable qu’il n’y ait qu’une seule forme de commercialisation à savoir les organisations de producteurs, a expliqué Dominique Langlois. Les associations et les marchés ont encore toute leur place en tant que mode de commercialisation”.

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