Publié le
Vendredi 8 avril 2016

Les intérêts du vêlage précoce

Charlotte Morin, conseillère lait à la chambre d’Agriculture de la Sarthe, intervenait le matin sur ce point. Elle s’appuyait pour cela sur les résultats 2013 d’un groupe d’observation du Grand-Ouest. “Depuis dix ans, on note que l’âge au vêlage est stable. Pourquoi ? Est-ce un choix des éleveurs ?” interroge la conseillère tout en pointant du doigt le grand écart qui subsiste dans les élevages. Pour une moyenne de 33 mois chez la Normande, l’échelle s’étire de 24 à 47 mois. “Peut-être estimez-vous que les génisses coûtent de l’argent. Cependant, n’oubliez pas que ce sont vos futures laitières.”


0-6 mois : une période cruciale



Fixant la barre du vêlage précoce à 28 mois, Charlotte Morin en présente les intérêts. Une meilleure longévité des animaux grâce à de meilleures mamelles moins sujettes à la prise de gras, un abaissement du chargement sur l’exploitation. D’après les résultats de la station expérimentale de Blanche Maison (2011), le vêlage précoce permet de produire plus de lait par jour de vie. Les limites se caractérisent par un développement corporel moindre en première lactation et la nécessité d’apporter une part de concentré supplémentaire. A la mise à l’herbe, les animaux seront obligatoirement complémentés et un correcteur azoté viendra s’y ajouter. Le gage de la réussite repose sur “des croissances sans engraissement grâce à des rations équilibrées”. La génisse se développe en trois phases (muscle, squelette, tissus adipeux). Entre 0 et 6 mois, “la phase squelette est importante et doit être optimisée”. En Sarthe, Bovin croissance enregistre des moyennes de l’ordre de 186 kg. “Approcher les 200 kg à six mois serait l’idéal.” La conseillère préconise la plus grande vigilance sur la surveillance de la croissance des animaux et des mesures qui l’accompagne. “Choisissez toujours la même personne pour effectuer ces mesures.” D’un point de vue économique, plusieurs résultats datant de 2012 montrent que le coût d’une génisse de 29,4 mois en moyenne s’élève à 1 340 euros. L’éleveur compte six à huit mois de frais d’élevage en moins.



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