Publié le
Vendredi 2 août 2013

Les grandes évolutions des droits de l’agricultrice

Au début du XXe siècle, et jusque dans les années soixante, l’agriculture était réservée aux hommes. L’épouse du chef d’exploitation ne travaillait pas, elle “aidait”. La division des tâches répondait alors aux critères de la vie familiale, et non à ceux de la profession.

50 ans à petits pas

En 1962, avec la création des Gaec, les femmes accèdent à un premier statut juridique en s’associant notamment avec leur fils; elles se voient confier des responsabilités. Toutefois, elles n’obtiennent le droit d’accomplir les actes administratifs qu’en 1980, avec la création du statut de “co-exploitante”. C’est l’apparition de l’EARL, en 1985, qui leur confère une réelle légitimité. Les conjoints peuvent alors s’associer, tout en individualisant leurs tâches et leurs responsabilités.

Plus protecteur socialement, le statut de “conjoint collaborateur” est institué en 1999. Au début du XXIe siècle, de nombreuses lois tendent à renforcer l’égalité entre agricultrices et agriculteurs. Parmi lesquelles, l’é­tendue de la couverture sociale pour les conjointes d’exploitant, en 2006, et l’instauration du Gaec entre époux, en 2011.

La mixité passe aussi par la représentativité des femmes dans les chambres d’Agriculture: chaque liste a désormais l’obligation de présenter au moins un tiers de candidates.

Voir plus

Le journal
29 mai 2020 - N° 22
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche