Publié le
Vendredi 19 juin 2015

Les couleurs locales ont brillé à l’interrégional Blonde d’Aquitaine

Nous avions un nombre d'inscriptions record (387, pour 292 animaux présents), avec notamment des éleveurs venus de la Vienne et du Loir-et-Cher. Et pas moins de 31 sections à juger samedi”, avance Pacal Milon, technicien Evolution. “S'il y avait peu d'adultes, la satisfaction est d'avoir eu beaucoup de femelles suitées. La race est encore récente dans l'Ouest mais on se rapproche sérieusement du niveau du Sud-Ouest.” Ce que confirment les quatre juges venus du berceau. “La Blonde d'Aquitaine, race bouchère par excellence, gagne des parts de marché et a trouvé sa place un peu partout dans l'Ouest, qui est une région d'engraissement”, explique Daniel Carrié, de Blonde d'Aquitaine sélection. A la fois technicien et éleveur, il a pu mesurer le chemin parcouru après avoir quitté la Loire-Atlantique il y a moins de dix ans.


Le Gaec Menet en force



Après avoir gagné sept prix de championnat, le Gaec Menet, de Vritz (Loire-Atlantique), a raflé le prix d'élevage pour couronner sa très belle présentation du week-end. Ses huit animaux adultes (un taureau et sept femelles), tous nés et élevés sur l'exploitation, “constituent un lot exceptionnel, avec des vaches présentant beaucoup de volume, de la finesse et de bons bassins”.


Classé 3e pour le prix d'élevage, le Gaec des Jonquilles détient la championne suprême avec Harmonie, une vache suitée âgée de 2,5 ans, championne jeune au National 2013 à Baraqueville. Frédéric Julaud est aussi reparti de Châteaubriant avec le prix de la meilleure reproductrice décerné à Tonique (Scout x Rikita). Vache la plus âgée du concours, elle a fait douze veaux en dix vêlages, présente un IVV de 356 jours et un Ivmat de 113. On retrouve d'ailleurs le département d'accueil partout dans le palmarès (voir ci-contre). A noter aussi, le Mayennais Olivier Tarlevé remporte le prix de championnat mâle adulte avec Hélios.



Une génisse à 14 900 €



La journée a été conclue par une vente de génisses et d'embryons organisée par Blonde Génétique. Les huit génisses ont été vendues à la moyenne de 6 042 euros. C'est Iviane qui a atteint la plus grosse enchère : 14 900 euros. Cette génisse originaire de l'élevage Sazy (Fripon x Valdo), déjà donneuse d'embryons, est aussi puissante (DS : 119) que complète dans sa morphologie. Les huit lors d'embryons ont trouvé preneurs (moyenne : 416 euros), avec une mise à prix à 350 euros.


La présentation génétique a montré les qualités de Berlioz (Judith, championne Jeune) et de Cabrel (Initiale et Julija), à travers leur descendance. “La semence sexée se vulgarise et avec la population de référence qui s'étoffe, vous allez avoir des infos complémentaires pour vos accouplements”, explique Ludovic Izard, de Midatest. “Avec la génomique, on en est encore aux balbutiements. On réussit à mieux sélectionner les mâles candidats au testage et à l'entrée en station raciale”, conclut Pascal Milon. “Pour un objectif d'environ 1 000 taureaux connus sur descendance Iboval et génotypés, on n'est pas loin des 800”.



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