Publié le
Lundi 27 juin 2011

Les éleveurs de lapins, eux, ont été suivis

Après deux années de bataille, une crise sélective en terme de producteurs, les abatteurs ont fait un geste l'an dernier : ils ont revalorisé les prix. Les cuniculteurs ont retrouvé le sourire. En 2010, la consommation a progressé de 5 %. Un sursaut, salutaire pour une filière qui a craint le pire en 2008 et 2009, qui s'explique par plusieurs facteurs : le travail de communication sur la viande de lapin, d'abord, tant de la part du Clipp (interprofession) que des éleveurs. La recherche de valeur ajoutée également, avec le développement de gammes en émincés ou autres produits élaborés.
Des points positifs qui ont permis à Syprolap de clore l'année avec une trésorerie saine : la soixantaine de producteurs de ce groupement affilié à Glon Sanders s’est ainsi vu redistribuer 133 000 euros de plus-values, aides diverses et remises (pharmacie, etc.).

“Merci pour votre écoute”
Surtout, les abatteurs ont “joué le jeu” pour aider les producteurs à compenser l'augmentation de leurs coûts, en juillet, en ajoutant une ligne spécifique en pied de facture. “Le lapin est la seule production qui a réussi à obtenir des compensations de prix pour les hausses de matières premières. Elles ont été de + 0,10 € des semaines 41 à 50 en 2010 et 1 à 16 pour 2011. Pour les semaines 17 à 34 en 2011 inclues, elles sont de + 0,15 €. Il est impératif de penser à reconduire sinon à revaloriser ces compensations à partir de la semaine 35.” Dans son rapport d'activité, le 9 juin, le président Philippe Raison a remercié “pour [son] écoute” SNV (groupe LDC), premier partenaire de Syprolap avec 74 % de ses abattages. Les autres entreprises, Loel et Piriot, Bretagne Lapins, et pour 1 % Marolleau, ont suivi. Les responsables doivent remettre leur métier à l'ouvrage, dans les semaines à venir, pour négocier la reconduction de cet accord.

Profits techniques et d'image
Pour autant, ils invitent les éleveurs à poursuivre leurs efforts sur le volet technique. “Il faut optimiser l'outil de production plutôt que raisonner seulement en potentiel de cheptel ou en femelles.” Pour faire progresser les résultats technico-économiques, et écraser les charges fixes, l'enjeu est d'augmenter les tonnages sortis par bâtiment. Entre 2009 et 2010, la production kg/IA a déjà progressé. L'axe privilégié pour l'année 2011 porte sur la progression de nés vivants.
Un travail est par ailleurs déjà mené sur les dépenses de santé. Un moyen d'optimiser les coûts mais également de répondre aux demandes du consommateur et de l'ensemble de la société. L'objectif de la filière est de diminuer la consommation d'antibiotiques “de 25 % d'ici septembre 2012” : la volonté du gouvernement avait défini cet objectif à l'échelle de cinq ans.

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