Publié le
Vendredi 10 octobre 2014

Le travail simplifié, adapté pour des terres superficielles

La décompaction avec un fissurateur vient compléter la préparation des sols en techniques simplifiées.
La décompaction avec un fissurateur vient compléter la préparation des sols en techniques simplifiées.

"Sur nos terres très superficielles caillouteuses, la charrue ne passait pas, on faisait du sale boulot.

Eric Duclos, agriculteur à Bazoches dans l'Orne, a démarré le travail du sol simplifié il y a quatorze ans. Equipé pour commencer avec un simple déchaumeur à dents, il a vite constaté qu'il fallait se perfectionner dans les outils et affiner ses pratiques. Le déchaumeur à disques indépendants, porté, en 6 mètres de large s'est alors imposé pour avoir un débit de chantier important, “on fait un hectare en dix minutes. Quand on fait trois à quatre passages de déchaumeur, il faut avoir des débits de chantier importants pour passer rapidement dans les parcelles, sinon on ne fait que ça !” Que ce soit pour des cultures d'hiver ou de printemps, l'itinéraire technique est le même : trois passages de déchaumeur, un décompactage suivi d'un semis combiné herse rotative et semoir classique. “Je voulais décompacter les terres en travaillant à 20 - 25 cm. J'ai choisi l'outil de fissuration Agroplow de chez Agrisem en 5 mètres de large pour pouvoir travailler 2, 5 à 3 ha à l'heure.

Gérer le désherbage et la rotation


Repenser son système d'exploitation dans son ensemble fait souvent partie de la démarche des agriculteurs qui tentent le sans labour. Perdre ses habitudes, observer ses parcelles et s'adapter en fonction des conditions de l'année devient incontournable. “Il faut être réactif car parfois les créneaux disponibles pour agir sont courts.” Depuis que la commune est en zone vulnérable, Eric Duclos implante des couverts qu'il détruit au glyphosate de manière à ce qu'ils soient “bien grillés au moment de la reprise, il faut que ce soit propre avant de semer”. Concernant la rotation, cette année, il a dû modifier son assolement : “Je pensais faire de l'avoine derrière l'orge, mais à cause d'une infestation de brome, j'ai dû semer du colza.” Depuis qu'il est passé au sans labour, l'agriculteur implante plus souvent du colza pour maîtriser les adventices. Il aimerait cultiver des cultures de printemps, mais “en terres superficielles, elles sont difficiles à réussir à moins d'intervenir très tôt. On arrive parfois à semer des pois protéagineux à la mi février début mars”.


Sabine Huet

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Sabine Huet

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22 mai 2020 - N° 21
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