Publié le
Vendredi 22 janvier 2016

Le premier robot d’alimentation en taurillons fait gagner une heure et demie

Depuis deux ans et demi, Lely a installé plus de 50 machines en France, dans des élevages laitiers. “Cela marchait pour les vaches laitières. Lely a de la notoriété. On a eu confiance. C’est technique, cela nous a plu” justifient Francine et Jean-Marie qui se sont lancés, devenant les premiers à utiliser le robot 100 % en bovins viande.
Le robot Lely Vector se promène d’un bâtiment à l’autre. Il a mémorisé son parcours. N’étant raccordé à aucun rail, il est parfaitement adapté à cette configuration où il faut alimenter les bovins dans deux bâtiments différents.
Fonctionnant à l’électricité, le Vector se recharge sur sa borne. Son “parking” est situé à la “cuisine”. Dans ce bâtiment sont entreposés les fourrages. Selon le programme d’alimentation enregistré, le bol est rempli automatiquement. Elle peut mémoriser jusqu’à 16 recettes. Une pince se trouve en hauteur, sur un portique coulissant au-dessus des fourrages stockés. Cette grue se déplace d’un fourrage à l’autre, visualise chaque zone de stockage, et descend pour saisir le fourrage du point le plus élevé. Ici, la ration comprend de l’ensilage de maïs, d’herbe, du foin, de la betterave. Le concentré s’ajoute automatiquement, par des conduits attenants. Les betteraves restent entières, pour éviter d’y mêler des cailloux.


Mode d’emploi



Capteurs ultrasons



Le Vector contient une mélangeuse verticale. D’un volume de 2 m3, il amène des rations de 200 à 300 kg (cela peut monter jusqu’à 650 kg). Une fois le mélange réalisé, le robot quitte la cuisine. En extérieur, il suit un chemin tracé d’une bande de métal. Une fois à l’intérieur, ses capteurs à ultrasons repèrent les cornadis, et peut alors distribuer la ration au niveau des cases qui en ont besoin. Un laser pointé au sol analyse l’épaisseur de fourrage à chaque passage, pour chaque case (repérée par une bande métallique au sol). S’il en manque, il reviendra en distribuer au prochain passage. Un tour (remplissage et distribution) prend 30 à 45 minutes. Chaque lot est nourri quatre à cinq fois par jour. Le robot peut tourner 24h sur 24, mais on peut aussi programmer des plages horaires.


La machine fait aussi office de repousse fourrage. Si elle rencontre un obstacle, elle tente de repasser. Au bout de trois fois, elle s’arrête.


Le Lely Vector peut alimenter jusqu’à 300 vaches laitières et 400 taurillons. Avec deux bols, mais toujours seulement une cuisine, on peut monter à 450 VL et près de 600 JB.


Terminons par d’autres chiffres qui intéressent : l’investissement tourne autour de 150 000 euros, comprenant le Vector, mais aussi le bâtiment de la cuisine, ainsi que le découpe-cube (nécessaire pour l’ensilage). En gros, il faut compter entre 150 000 et 160 000 euros pour ce type de matériel.



www.lely.com/fr/(rubrique Alimentation)



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