Publié le
Vendredi 12 avril 2013

Le GIE élevage tire un triste bilan de 2012

Lait. Hausse importante du cours des céréales et du soja, prix payé aux producteurs en baisse. Conséquence : le nombre d'élevages continue de diminuer en France et dans la région. La campagne se termine avec une baisse de production de 4 à 6 %. Si le nombre de vaches laitières progresse, le niveau d'étable, lui n'augmente pas.
Porc. La filière entre dans sa sixième année consécutive de conjoncture défavorable malgré une consommation stable. A ces difficultés s'est ajoutée la mise aux normes bien-être au 1er janvier dernier qui, à en croire les représentants de la filière au GIE, "a amené un certain nombre d'éleveurs à arrêter la production". Et pour 2013, la production de la région "pourrait baisser de 6 %".
Lapin. Pas de miracle non plus pour le lapin, production moribonde depuis des années. La consommation a encore baissé de 3 % l'an dernier, et en dix ans, la production a chuté de 25 %. La hausse de prix de l'an dernier n'a pas suffi à contrecarrer la hausse des coûts de production.


La production repart en ovins
et caprins



Caprin. La production caprine est plus que dans le rouge après une année 2011 jugée "catastrophique". Les volumes produits ont fortement diminué l'an dernier et les éleveurs ont tourné le dos aux appuis techniques. La course à la production semble reprendre aujourd'hui. Les enjeux à venir restent "le renforcement de l'autonomie alimentaire des élevages, l'accompagnement technique pour limiter l'impact des pénalités cellules sur le prix payé et sur la production et la gestion interprofessionnelle des volumes" pour éviter de revenir à une situation de surproduction.


Ovin. En production ovine, l'élevage français reste toujours déficitaire et la production "augmente peu", malgré une bonne tenue des prix l'an dernier. Désormais, il faut installer et valoriser la génétique, proposent les représentants de la filière.



Le renouvellement 
des générations inquiète



Viande bovine. Lueur d'espoir, malgré l'augmentation des coûts de production, le revenu des éleveurs s'est amélioré grâce à la hausse des cours. La région est devenue exportatrice nette en broutards. Il faut désormais "renouveler les chefs d'exploitation et maintenir le potentiel de production en femelles et mâles".


Volaille. La consommation nationale est en hausse. Mais un poulet consommé en France sur deux provient de l'étranger. Parmi les défis à relever, la rénovation du parc bâtiments (plus économes en énergie) ou la révision du modèle de production de la dinde française.


A toutes ces inquiétudes que traversent les filières d'élevage s'ajoute celle du renouvellement des générations, alors qu'une nouvelle vague importante de départs en retraite est prévue pour 2014.


Voir plus

Le journal
23 octobre 2020 - N° 43
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche