Publié le
Vendredi 20 décembre 2013

Le déficit chronique de la chambre d’Agriculture inquiète les élus

Le débat budgétaire n'a pas fait taire l'opposition entre majorité et minorité, bien au contraire. Pour Dominique Lebreton, “il faut arrêter les querelles stériles car la gravité des enjeux impose qu'on y travaille ensemble”. Réponse de Jacques Lemaitre : “C'est vraiment un sport départemental de se chicaner sur tout.”
Le débat budgétaire n'a pas fait taire l'opposition entre majorité et minorité, bien au contraire. Pour Dominique Lebreton, “il faut arrêter les querelles stériles car la gravité des enjeux impose qu'on y travaille ensemble”. Réponse de Jacques Lemaitre : “C'est vraiment un sport départemental de se chicaner sur tout.”

La compagnie consulaire est une grosse machine à faire tourner et le développement de nouvelles prestations ne compense pas la hausse des charges. Le bureau de la Chambre mise sur un plan d'actions à trois ans pour revenir à l'équilibre en 2016.

"J'ai demandé à mes collègues du bureau de tout mettre en œuvre pour orienter ce budget vers plus d'équilibre. On aimerait bien sûr que l'agriculture génère davantage d'activité pour nos services. Malgré une prise de conscience certaine et une mobilisation des agents qui n'est pas remise en cause, on se doit de faire mieux” a lancé Jacques Lemaitre à ses collègues, au cours de la session budgétaire qui s'est tenue lundi dernier à la Maison de l'agriculture.

Le budget primitif 2014 se monte à 17,476 M€. Il se caractérise par un déficit de sa section de fonctionnement et par la hausse des ressources d'investissement de 723 000 euros. L'impôt sera égal à celui prélevé en 2013, la Chambre se réservant la possibilité d'augmenter son taux de 1 %, conformément à ce qui est permis par les textes. Le BP 2014 est dans la droite ligne du budget modificatif 2013, qui se solde par un déficit de 476 200 euros, dû principalement à la hausse des charges de fonctionnement (+ 4,8 %) et à celle des cotisations et subventions (+ 7,9 %). D'où un recours au fonds de roulement de 330 700 euros pour clôturer l'exercice 2013.

Revenir à l'équilibre
en trois ans


“Vos exercices 2012 et 2013 se soldent par des résultats déficitaires et votre capacité d'auto-financement n'est pas suffisante pour couvrir vos remboursements de capital” a mis en garde Bernard Pineau, directeur régional des finances publiques. “L'exercice 2014 sera aussi en déficit, malgré un recours au fonds de roulement de 816 000  euros. D'où la nécessité du plan de redressement que vous avez évoqué, qui me paraît assez équilibré.”

“Pour construire l'équilibre financier sur trois ans comme nous l'avons acté, l'exercice 2014 verra les premiers effets du plan d'action” a précisé Francis Mignonnneau, le directeur. La Loire-Atlantique agricole n'échappe pas à cet effort budgétaire puisque le non-remplacement d'un des deux journalistes se traduit par une baisse de 50 000 € de la contribution de la Chambre au journal.

“Notre masse salariale et les gros postes de charges ne baissent pas” poursuit Jacques Lemaitre. La Chambre de Loire-Atlantique est l'une des plus importantes de France en terme d'effectifs (167 ETP), ce qui pèse fortement sur ses comptes. Les frais de personnel et membres représentent 57 % des dépenses. Peut-être plus que d'autres, elle a donc un intérêt budgétaire à la réussite de la mutualisation au sein des Chambres de la région.

Pourquoi ne pas mettre les divergences en sourdine


La minorité s'est évidemment inquiétée de cette situation budgétaire difficile. Catherine Laillé (Coordination rurale) a parlé de “déficits récurrents et inquiétants”, Dominique Deniaud (Confédération paysanne) fustigeant le soutien financier apporté à la FNSEA 44 (50 000 €) pour l'appui des groupes territoire. “C'est à quelque chose près ce que vous vous versiez quand vous étiez majoritaires” lui a rétorqué Christophe Sablé, le secrétaire général.

Majorité et minorité ont fait ressortir leurs divergences quant à leur vision du développement agricole sur le département. “Comme d'habitude, vous cherchez des boucs émissaires… Comme si Cap44 était responsable des problèmes budgétaires de la Chambre” a regretté Dominique Lebreton. Juste avant, François Guyot, le président des JA, avait dénoncé cette structure qui en matière d'installation, de transmission et de repérage, “travaille sur les mêmes champs d'application que nous”.


Christian Evon


Christian Evon

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