Publié le
Samedi 4 mai 2019

Le Collectif sarthois réactive l’association nationale Animaux sous Tension

L’association Animaux sous Tension (de gauche à droite) : Claudine et Henri Joly, Didier Brault, Serge Provost, François Dufour, Jean-Claude Olivier, Hubert Goupil et Albert Badier. A l’arrière : Anne Georgeault, Thierry Charuel et Alain Crouil
L’association Animaux sous Tension (de gauche à droite) : Claudine et Henri Joly, Didier Brault, Serge Provost, François Dufour, Jean-Claude Olivier, Hubert Goupil et Albert Badier. A l’arrière : Anne Georgeault, Thierry Charuel et Alain Crouil

C’est une nouvelle étape dans le combat que mènent les éleveurs contre les pollutions électromagnétiques : vendredi 26 avril au Mans, le Collectif sarthois né en juin 2018 (1) a fusionné avec l’association nationale Animaux sous Tension.

"Je suis ravie que l’association soit reprise” s’est exprimé Anne Georgeault, sa présidente. Son mari, éleveur porcin décédé en 2014, avait co-fondé en 1993 l’association nationale Animaux sous Tension aux côtés de Serge Provost, agriculteur dans la Manche, et Jean-Yves Puillandre, éleveur breton également disparu. Ce trio s’est longtemps battu pour faire admettre le préjudice causé par les lignes THT et les courants vagabonds sur la santé animale. En vain. “Les problèmes que nous dénoncions se sont amplifiés avec le développement des éoliennes, du photovoltaïque et des antennes-relais” commente Serge Provost qui a repris vendredi dernier la présidence de l’association. “En mémoire des copains disparus.”


Peser contre les mastodontes


Le Collectif sarthois né en juin 2018 et initié par Henri Joly, président de l’Apem (Association pour la protection de l’environnement malicornais) s’est donc fondu dans l’association afin de prendre une stature nationale. “En deux ans, j’ai recensé des cas partout en France. Il y a encore beaucoup d’agriculteurs à rencontrer afin de les ramener vers nous pour avoir le maximum d’adhérents” indique Henri Joly. “Plus on sera nombreux, plus on aura de poids face aux mastodontes” assure Serge Provost. “Dans les années quatre-vingt-dix, nous étions huit à nous battre et on s’est fait écraser les uns après les autres.” Aujourd’hui, ce sont une vingtaine de victimes qui ont rejoint ce mouvement d’éleveurs-citoyens. Les associations Phyto-Victimes et Priartem (électrosensibles) soutiennent et conseillent Animaux sous Tension. “Nous sommes en train de créer un nouveau rapport de force” assure le sarthois Jean-Claude Olivier, à la manœuvre depuis un an avec l’Apem. Prochaine étape : le combat judiciaire. Contacté il y a un mois, un cabinet d’avocats parisiens étudie les dossiers transmis par les éleveurs.

Nathalie Barbe

(1) Lire notre édition du 6 juillet 2018.

Nathalie Barbe

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