Publié le
Jeudi 25 juin 2020

Label carbone : déconnecter la plus-value du prix du lait était un choix

La France est en pointe sur la méthodologie de calcul de l'empreinte carbone à l'échelle d'une exploitation.
La France est en pointe sur la méthodologie de calcul de l'empreinte carbone à l'échelle d'une exploitation.

La filière laitière française propose désormais aux producteurs de plonger dans le marché de crédits carbone. Entre image, notoriété, leviers positifs sur l'environnement, les éleveurs peuvent s'y retrouver. Pas sur la paie du lait : "Cela dépasse la question laitière", insiste Marie-Thérèse Bonneau, à la tête de l'association nationale France Carbon agri.

Dans cette logique, la valorisation des stockage de carbone n’a pas été intégrée au prix du lait. Un choix que justifie Marie-Thérèse Bonneau : "On a voulu éviter le risque de voir qu'une valorisation momentanée, comme on a pu connaître par le passé. Et surtout, c’est beaucoup plus transparent sur l’ambition d’une filière, au-delà d’un producteur, de la gestion d’un troupeau, c'est aller beaucoup plus loin, sur les zones tampons ou les haies par exemple. On va capter la plus-value, pas uniquement sur la production laitière, mais plus largement sur l’exploitation tout entière."

Avant de vendre du carbone, un éleveur doit débourser entre 6000 et 12000 euros pour l’accompagnement dans la démarche. Une étape nécessaire pour diagnostiquer le système. "Les effets positifs" devraient ensuite générer des retombées. "Celles-ci sont évaluées entre 4 euros et 12 euros/1000 litres de lait", fait valoir la présidente de l’association qui promeut et coordonne les projets bas carbone.

Le journal
10 juillet 2020 - N° 28
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