Publié le
Vendredi 20 décembre 2013

La technologie au service des caprins

Les solutions électroniques pour la gestion des troupeaux se développent aussi en élevage caprin.
Les solutions électroniques pour la gestion des troupeaux se développent aussi en élevage caprin.

Qu'il s'agisse de la valorisation des données du contrôle laitier, du carnet sanitaire ou de l'identification, l'électronique se démocratise en élevage caprin. Les éleveurs, dont la taille des troupeaux augmente, apprécient.

Elevage conseil Loire Anjou a placé son rendez-vous de l'élevage caprin, le 12  décembre à Trans-sur-Erdre (Loire-Atlantique), sur le thème des innovations technologiques. L'entreprise compte 95 adhérents sur les deux départements (Loire-Atlantique et Maine-et-Loire), détenant près de 25 000 chèvres, ainsi que 20 adhérents sur la zone Clasel. L'activité caprine représente 1 300  heures de conseil au total. En 2014, le nombre d'animaux contrôlés devrait augmenter : + 1 % de vaches et plus 1 400 chèvres.

La visite de l'élevage de Guillaume Raitière a permis de montrer que ces nouvelles solutions apportent un plus à l'éleveur dans l'organisation de son travail. La référence du Gaec est de 442 000 litres, avec un cheptel de 400 chèvres Saanen en lait, pour 430 mises bas. “Je me suis installé en 2008 avec mon père et mon oncle, en créant l'élevage caprin. De 300 chèvres au départ, on va atteindre en 2014 notre rythme de croisière avec 400 chèvres” explique le jeune éleveur, qui préside la commission caprine d'Elevage conseil Loire Anjou. La ration complète est distribuée une fois par jour à l'aide de la mélangeuse.

“De trois agents de pesée 
à un seul”


Une quarantaine d'éleveurs sur les deux départements utilisent le logiciel CapLait. Multi-fonction, il permet de tenir à jour le registre d'élevage, de surveiller les saillies et de déclarer les mises bas. “CapLait permet de stocker de nombreuses informations : index, production, généalogie, etc.” explique Dominique Bourgeais, le responsable de la filière caprine. Il est compatible avec Agrident, qui peut être utilisé sur smartphone.

D'autres solutions à lecture électronique existent : il s'agit de lecteurs portables (bâtons ou boîtiers) pour identifier les animaux. Le Gaec de la Culière a fait le choix d'un lactocorder, couplé à l'identification électronique, rendue obligatoire dans les élevages caprins et ovins. “Un simple bip sur la patte de la chèvre permet de stocker les informations dans le boîtier” explique Guillaume Raitière. “On est passés de trois agents de pesée à un seul et le jour du contrôle, la traite est plus sereine et nous, on est moins stressés. Avec 400 chèvres, on est attentifs à toutes les solutions qui nous aident à rationaliser le travail.”

Christian Evon


Christian Evon

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