Publié le
Vendredi 29 novembre 2019

La Chambre de la Mayenne décidera de la régionalisation en 2020

La chambre d'agriculture de la Mayenne a pu présenter un budget à l'équilibre malgré les incertitudes. Elle poursuit sa réorganisation territoriale, en attendant de décider de rejoindre la régionalisation ou non, au printemps prochain.

Les élus de la Chambre ont tenu leur session ce 26 novembre. La météo a fait l'actualité : “Après avoir passé un été difficile lié à la sécheresse, on passe un automne difficile lié à la pluviométrie.” Et le comble, c'est que les taux de pertes en Mayenne ne justifient pas de prétendre aux calamités agricoles. La Chambre a déposé une demande collective de dérogation pour pouvoir épandre des effluents de type 2 sur prairie au-delà de la date réglementaire. L'administration a répondu que chaque agriculteur devait effectuer sa demande individuellement. De même, ceux qui n'ont pas pu réaliser leurs semis vont se trouver en défaut de couverts végétaux cet hiver. Même réponse de l'administration à la 
demande de dérogation.

Réorganisation territoriale

Au-delà de la conjoncture, les sujets stratégiques étaient sur la table. Le budget a été présenté. Un budget de 7,6 millions d'euros, à l'équilibre, ce qui n'était pas gagné avant les débats budgétaires de l'Assemblée nationale, qui envisageaient de réduire l'impôt Chambre de 15 %.

La nouvelle organisation territoriale se poursuit avec pour objectif un “top départ au 1er janvier.” Les cinq territoires sont définis, leurs responsables d'équipes désormais connus (1). “Le but est que les agents aient l'œil rivé sur leur territoire plus que sur la chambre d'agriculture. C'est un challenge à relever, pour être plus reconnu localement.”

La Mayenne rejoindra-t-elle régionalisation ? La question sera posée une fois pour toute la mandature, lors de la session du 24 mars. Oui ou non, et si oui, à quelle date ? “Quelle que soit la décision, nous souhaitons que la Chambre garde un lien très fort avec les élus du département” commente Olivier Richefou, président du conseil départemental. “La régionalisation ne doit pas être signe d’éloignement”. Actuellement, le Département finance les actions de la Chambre à hauteur de près de 400 000 euros. La chambre emploie 69 équivalents temps plein.

(1) Catherine Coulon, Nord-Ouest. Delphine Dubois, Coëvrons. Stéphanie Guibert, Nord-Est. Michel Peigner, Laval-Loiron. Sylvain Le Graët, Sud.

Rémi Hagel
Le journal
18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
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