Publié le
Vendredi 3 avril 2020

La bonne dynamique se confirme au GDS de la Sarthe

A droite, Raphaël Rallu, directeur du GDS72	: “La BVD induit des pertes économiques importantes.” (Ici en compagnie de Denis Deniel, l’ancien président du GDS parti à la retraite).
A droite, Raphaël Rallu, directeur du GDS72 : “La BVD induit des pertes économiques importantes.” (Ici en compagnie de Denis Deniel, l’ancien président du GDS parti à la retraite).

Sanitaire //// En bovins comme en porcs ou dans les autres sections, Raphaël Rallu, directeur du GDS Sarthe note une excellente dynamique dans le département avec le déploiement de nouveaux plans d’action. L’assemblée générale qui devait avoir lieu le 31 mars est reportée au mardi 30 juin.

En bovins, toutes les analyses sont désormais favorables suite au cas de tuberculose détecté en 2018 dans un élevage sarthois. “Nous avons renforcé la surveillance en 2019 et nous la poursuivons mais c’est très encourageant” résume Raphaël Rallu, directeur du GDS72. Pour l’IBR, le département est assez tranquille puisque seuls une centaine d’animaux sur les 330 000 du territoire sont concernés.

L’an dernier, trois plans majeurs ont été déployés. Le premier porte sur la BVD en application de l’arrêté du 31 juillet avec le dépistage systématique et l’élimination de tous les bovins positifs. “Rappelons que cette maladie induit des pertes économiques à hauteur, en moyenne, de 10 €/bovin. Sur un département comme la Sarthe, ça représente plus de 3 millions d’euros !” chiffre Raphaël Rallu. Sans compter le risque pour la France de ne plus exporter si elle n’arrive pas à être déclarée indemne.

Seconde action, le déploiement d’un kit parasitisme pour les éleveurs qui souhaitent réduire la pression dans leur élevage en trois étapes : détection des parasites présents, déterminer le niveau d’infestation et mise en place d’une stratégie en synergie avec le vétérinaire de l’élevage (quels produits, quelles doses, quand positionner, stratégie de pâturage notamment éviter de faire pâturer les génisses non immunisées, après les VL qui peuvent excréter des parasites, etc.). Pour la paratuberculose, le kit génomique va être déployé en 2020. Il a été mis au point en 2019 par les GDS et les entreprises de génétique pour déterminer le niveau de sensibilité des animaux à cette maladie.

Des formations en biosécurité

Du côté des porcs, le GDS 72 a contribué à l’amélioration de la biosécurité en formant 25 détenteurs de suidés en complément des formations réalisées au sein des groupements de producteurs. L’organisme à vocation sanitaire (OVS) est également toujours actif sur le front du SDRP avec deux cas identifiés en 2019 et les actions d’éradication nécessaires. La section équine, forte d’une centaine d’adhérents, va encore s’élargir et contribue, en sus de la gestion des équarrissages, au déploiement de la nouvelle politique sanitaire régionale. La section apicole est désormais présidée par Catherine Trouillet. Egalement, la Sarthe développe ses sections caprine, ovine et aquacole, soit au niveau départemental, soit intégrées au niveau régional.

Enfin, le GDS 72 est présidé depuis 2019 par Christian Lelièvre. Il succède à Denis Deniel qui a pris sa retraite.

A noter a Assemblée générale du GDS72, mardi 30 juin, à l’hôtel-restaurant Campanile, 23 boulevard Pablo Neruda au Mans.

Yanne Boloh

Voir plus

Le journal
18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche