Publié le
Vendredi 26 juin 2020

“La barre d’effarouchement permet aussi de préserver les auxiliaires de culture”

Stéphane Oger est éleveur laitier à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire).
.Stéphane Oger est éleveur laitier à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire).

Stéphane Oger est éleveur laitier à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire). Il s’est équipé de barre d’effarouchement il y a un an. Il témoignait de son expérience lors d’une démonstration mardi 23 juin.

Pourquoi avoir investi dans une barre d’effarouchement ?

J’avais été informé par la Fédération des chasseurs. J’en avais marre de voir tous ces animaux qui passaient dans la machine. Je suis chasseur, mais ce n’est pas seulement pour le gibier. Il y a une période de reproduction de la faune qui est importante, qui doit être préservée. La barre d’effarouchement permet de préserver la faune pendant la fauche. J’ai investi dans un modèle hydraulique, à dents espacées de 25 cm, fabriqué par une entreprise de La Pommeraye, à côté.

Quel usage en avez-vous eu depuis que vous l’avez acquise il y a un an ?

On s’en sert tout le temps, y compris à l’automne. Cela représente au total 100 ha de fauchés avec cet équipement, en un an. On fauche à une vitesse de 5 à 9 km/h. On branche la barre sur l’hydraulique à l’arrière du tracteur. Si les flexibles sont déjà installés on met trois minutes à la fixer. Sinon il faut compter dix minutes de plus.

Combien d’animaux avez-vous préservés ?

J’ai épargné trois lièvres et une cane (mais pas les œufs). Mais il n’y a pas que le gibier. C’est énorme ce qu’on fait s’envoler comme insectes, avec la barre. Ça, c’était une surprise. Je ne m’y connais pas assez en insectes, mais c’est forcément un plus de préserver les auxiliaires de cultures. En bio, il me semble que ça peut avoir son importance.

Quelle rentabilité trouver à un équipement qui a coûté 3 500 € ?

Je n’ai pas cherché la rentabilité. On fait cela avant tout pour soi. Je me complique souvent la vie, il y a beaucoup de choses qui ne sont pas rentables. C’est un état d’esprit ! Je travaille 100 heures par semaine pour gager 1 600 euros par mois, est-ce que c’est rentable ?

(1) Lire aussi en pages Territoires.

Recueilli par Antoine Humeau
Le journal
10 juillet 2020 - N° 28
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