Publié le
Jeudi 17 octobre 2013

L’ultimatum du préfet à Aprochim

L’entreprise aura 15 jours pour faire des remarques, puis un mois pour appliquer l’arrêté.
L’entreprise aura 15 jours pour faire des remarques, puis un mois pour appliquer l’arrêté.

Jeudi 17 octobre, le Coderst (Conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) a approuvé le projet d'arrêté proposé par le préfet Philippes Vignes. Aprochim aura un mois pour appliquer de nouvelles mesures techniques.

L'arrêté impose d’améliorer : la captation des sources de pollutions diffuses dans le process (faire en sorte que les fumées aillent toutes dans les cheminées filtrées), le filtrage à la sortie de la cheminée, et la maintenance. L’entreprise aura 15 jours pour faire des remarques, puis un mois pour appliquer l’arrêté. Lors du Coderst du mois de janvier 2014, si les nouvelles mesures ne sont toujours pas conformes, “je proposerai la suspension de l’activité de l’entreprise”, a précisé le préfet, qui confirme que les PCB retrouvés dans l’herbe portent la signature de l’entreprise. Toutefois, les dernières mesures effectuées fin août et en septembre sont conformes tant en flux qu’en concentration.

Ce texte sera aussi l’objet de discussions à la Clis (Commission locale d’information et de surveillance) prévue ce 18 octobre en mairie de Grez-en-Bouère.

Lundi 14  octobre, l’élu Vert lavallois Claude Gourvil a été relaxé des accusations de complicité de diffamation par la cour d’appel d’Angers. Il était poursuivi par Aprochim pour ses propos tenus lors de la campagne électorale de 2012. L’entreprise a décidé de se pourvoir en cassation.

Santé des salariés

Sur la santé humaine, Joseph Gaudin, président de Terre et vie d’Anjou, rappelle dans une lettre ouverte au préfet, qu’en 2007, “les analyses de sang de salariés avaient révélé des concentrations en PCB DL, en dioxines et furanes, 21 à 122 fois supérieures à celles observées dans la population générale française” (rapport du Dr Garnier, de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris).

La semaine prochaine et jusqu’au 30  octobre démarre à Paris le procès du groupe Chimirec (maison mère d’Aprochim). Il est soupçonné d’avoir illégalement dilué des huiles usagées contenant des PCB en les mélangeant avec d’autres huiles. Trois usines sont visées dont celle de Grez-en-Bouère. Dimanche  20, les riverains organisent une marche de manifestation autour de l’usine pour dire leur désarroi face à la pollution.

Rémi Hagel

Rémi Hagel

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