Publié le
Vendredi 19 décembre 2014

L’OP Lactalis veut se prémunir de “la double peine”

Les représentants de l’OPLGO ont rencontré la direction de Lactalis, le 12 décembre à Laval. Il s’agissait de la première réunion de travail en commun, depuis que l’organisation a obtenu son agrément, au mois d’octobre. Elle compte plus de 500 adhérents sur un potentiel de 2 500 producteurs. (1)


Le prix, premier critère… d’intérêt général



L’organisation des producteurs Lactalis Grand-Ouest se veut “asyndicale”, mais “dans l’intérêt général, reste en contact avec les autres OP” affiliées à l’Unell, union proche de la FNPL.


Le président de l’OPLGO, Jean-Michel Yvard, espère qu’en dépit “des nuances existantes” entre la vision de l’Unell et celle de son OP, la question du prix du lait permettra de rassembler toutes les OP sur une même ligne. “Il faut des critères comparatifs. Et si l’entreprise demande une maîtrise des volumes, cela doit s’accompagner d’un prix beaucoup plus élevé.” Pour l’heure, par rapport à d’autres laiteries, les producteurs de Lactalis “subissent un peu la double peine” : “On est payé moins cher et sur la base de volumes moins importants.” Ce à quoi s’ajoute le “retard” de 21 euros, depuis deux ans, par rapport à l’Allemagne. “Alors que les transformateurs n’ont pas trouvé de nouveaux marchés…”


L’OPLGO propose la mise en place d’une commission de réflexion sur les indicateurs de prix entreprise. Et espère pouvoir intégrer au contrat en négociation des indicateurs de coûts de production (indice Ipampa, par exemple).


La réussite de ces négociations est d’éviter tout “risque d’ultra-libéralisation du secteur”, ce qui permettrait aux laiteries de sélectionner leurs producteurs. Elle tient aussi dans l’encouragement des éleveurs laitiers à continuer leur activité. Un facteur déterminant pour les OP, mais aussi, pour l’activité des laiteries.


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