Publié le
Vendredi 28 juin 2013

L’association d’un robot et du pâturage, ça marche

Nous sommes plus efficaces économiquement et au niveau du travail en associant robot et pâturage.” Hervé Brichon, qui a pris la suite de ses parents, s'est associé avec Franck et Charles. Ils forment le Gaec de la Closette, à Fay-de-Bretagne (Loire-Atlantique), et ont témoigné dans le cadre d'Innov'action. “C'est une étude sur les temps de travaux et l'organisation du travail, réalisée dans le cadre des réseaux d'élevage, qui nous a décidés à investir dans le robot, en 2008” témoigne Hervé Brichon. “L'objectif était aussi d'être efficaces économiquement en maximisant le pâturage, malgré la mise en place du robot.” Avec 3 000 h/UTH/an, ils atteignent une très forte productivité du travail.


Robot ou roto ?



Après plusieurs années d'utilisation des deux robots DeLaval, c'est la satisfaction qui domine car les agriculteurs ont aussi gagné en souplesse de travail. “La balance a penché en faveur du robot de traite : grâce à lui, on gagnait 800 heures de travail d'astreinte par an” précise Franck Bézier. “C'est l'équivalent d'un salarié, le tout pour un niveau d'investissement très proche dans les deux cas.” L'aménagement du bâtiment leur a coûté 10 000 euros.


Aujourd'hui, avec 60 vaches par stalle, leurs objectifs de souplesse de travail sont atteints. Le second pari était de trouver la bonne articulation entre d'un côté, le bâtiment et les équipements, et de l'autre, l'organisation des circuits de pâturage. “Cette année, la sortie des animaux s'est faite le 20 février” poursuit Franck. “Les paddocks font en moyenne 3 ha et le point le plus éloigné du robot n'est qu'à 800 mètres. Les vaches ont en permanence accès à un point d'eau.”



300 jours de pâturage par an



L'exploitation compte 3 UTH avec 935 000 l de lait et 120 VL, 80 vaches allaitantes et 85 JB, le tout sur 320 ha de SAU dont 75 ha de céréales produits. “La vingtaine d'élevages suivis dans le réseau autour de Derval se situent entre 0,6 et 2 tonnes de MS pâturée par vache” complète Jean-Claude Huchon, de la chambre d'Agriculture de Loire-Atlantique. “ici, on est à 2 t. L'objectif pour 2013 est un coût alimentaire de 90 €/1 000 l, avec 150 g de concentré et 6,5 t de MS par ha de prairie.”


Pour sécuriser le système fourrager, les associés ont décidé d'augmenter les surfaces en maïs de 50 à 70 ha au détriment des cultures de vente. Cette stratégie couplée avec des conditions climatiques plus favorables a permis de redresser le niveau de stocks en 2012. L'organisation du parcellaire est facilitée par les 56 ha d'herbe accessibles par les animaux autour des bâtiments.


Une trentaine d'hectares destinés aux génisses laitières, au troupeau allaitant et à la fauche a été implantée avec une association de RGA-TB, à laquelle a été associé du RGH pour gagner en précocité. Mais cette association n'est pas utilisée par les vaches laitières car elles ont tendance à trop trier.


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