Publié le
Vendredi 27 février 2015

Ils se sont installés en Blonde d’Aquitaine

Sylvain Ruillé (à gauche) : “Mon père s'intéresse à la génétique, mais surtout parce que j'étais demandeur.”
Sylvain Ruillé (à gauche) : “Mon père s'intéresse à la génétique, mais surtout parce que j'étais demandeur.”

Tous deux sont fils d'éleveurs et ont moins de trente ans. Ils se sont installés il y a un an, et ont témoigné lors de la dernière assemblée générale du syndicat des éleveurs de Blondes d'Aquitaines. Sylvain Ruillé est installé en SCEA avec son père à Cléré-sur-Layon. Sur cette exploitation de 140 hectares (cent vêlages), la Blonde d'Aquitaine, c'est assez récent puisque la sélection génétique a démarré en 2008. Et c'est cela qui l'enthousiasme le plus : “On part d'un cheptel d'un certain niveau, on essaie de l'élever avec les choix génétiques, l'insémination artificielle, la transplantation embryonnaire.”On achète dans des élevages très réputés, on a recours à des taureaux de station”. Les décisions se prennent à deux, mais c'est sans doute l'avis du plus jeune qui pèse le plus. “Mon père s'intéresse à la génétique, mais surtout parce que j'étais demandeur, témoigne Sylvain. Avant, il avait d'autres priorités”. Ainsi a-t-il su faire sa place, dans l'exploitation. En apportant des idées, en impulsant une nouvelle dynamique.

A dix kilomètres de là, Benjamin Lefort ne s'est pas encore fait un prénom, mais il a déjà un nom. Son père, Patrick, est un passionné de génétique de longue date, et il en a remporté, des concours! Sur l'exploitation, avec son père et son oncle, Benjamin s'occupe surtout des vignes en réalité. Rien de plus normal, puisqu'il a décroché un BTS viti-œno au lycée de Briacé, au Landreau (Loire-Atlantique). Mais si la vigne l'intéresse beaucoup, les vaches le passionnent davantage encore. Trouver sa place quand on s'installe avec son père c'est “à la fois facile et difficile”, concède le jeune éleveur. Les rations des animaux, c'est lui qui les prépare. Mais “désormais, les choix d'accouplement, on les fait ensemble” raconte encore celui qui a “toujours travaillé dans les vignes” depuis qu'il est sorti de l'école. Sélectionneur, il le devient progressivement.

Antoine Humeau


Antoine Humeau

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29 mai 2020 - N° 22
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