Publié le
Vendredi 13 février 2015

Il n’y a plus rien, si ce n’est un vide, dans les trésoreries

Ça urge. Et le syndicalisme n’est plus seul à le dire. Depuis mi-janvier, deux experts rattachés au ministère de l’Agriculture ont auditionné une quarantaine d’acteurs de la filière bovine dans trois bassins représentatifs de la production française : la Saône-et-Loire, le Limousin et la Vendée. Michel Reffay et Yves Geffroy retiennent que certains vétérinaires ont vu leurs encours auprès des éleveurs augmenter de 20 %, l’an dernier. En Limousin, les reports de cotisations MSA ont été multipliés par quatre.="text-align:>

L’année bonne, sur sept


Les prix ont baissé, comme dans de nombreuses filières. Mais la crise conjoncturelle n’a fait que se greffer à une crise structurelle. “Depuis 2007, seule l’année 2012 a permis aux éleveurs d’enregistrer un revenu supérieur à 20 000 euros. Cela pénalise les possibilités de modernisation, témoigne Baptiste Lelyon, directeur de l’Agriculture au Crédit agricole SA. La filière bovins viande est celle qui dégage le moins de revenu [après les productions ovines]. Les amplitudes de différences techniques sont de plus en plus grandes.” L’EBE par vache peut ainsi varier de 525 à 883 euros…

“L’explication purement technique est un constat que nous ne pouvons pas accepter syndicalement”, commente Pierre Vaugarny, secrétaire général de la FNB. L’éleveur sarthois avouant lui-même être passé par la case de report d’échéances.

Michel Reffay le rejoint : “La réponse doit être collective.”


Frédéric Gérard


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Frédéric Gérard

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2 octobre 2020 - N° 40
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