Publié le
Vendredi 28 octobre 2016

Il a augmenté son revenu tout en réduisant sa production de viande bovine

Malgré la chute de son produit due à l'arrêt des cultures de vente et la diminution de son cheptel, la valeur ajoutée de l'exploitation de Claude Fonteneau a été presque décuplée.
Malgré la chute de son produit due à l'arrêt des cultures de vente et la diminution de son cheptel, la valeur ajoutée de l'exploitation de Claude Fonteneau a été presque décuplée.

Voilà près de quinze ans que Claude Fonteneau, éleveur allaitant à Torfou, près de Cholet(Maine-et-Loire), a désintensifié et opté progressivement pour un système herbager, avant de passer en bio il y a quelques années. L'autonomie alimentaire et la baisse de charges lui ont permis d'augmenter significativement son revenu.

Lorsqu'il s'est installé en 1981, la ferme était intensive, système intensif classique maïs soja ray-grass d'Italie. Une vingtaine d'années plus tard, Claude Fonteneau entame un premier virage vers la désintensification, arrête le blé pur pour augmenter ses surfaces en prairies. Objectif : gagner en autonomie fourragère. Il remplace progressivement ses prairies temporaires en RGI par des prairies multi-espèces : ray-grass, fétuque élevée, dactyle, trèfle et luzerne. “J'avais pour objectif, à plus long terme, de passer en bio”, glisse-t-il. Une conversion qu'il amorce finalement en 2011. Parallèlement, il optimise l'alimentation de ses bovins en faisant la chasse au gaspi, évitant de “distribuer de l'ensilage à gogo dès le matin et de donner le foin le soir”. Il distribue donc d'abord le foin, puis l'ensilage une demi-heure après, et ne repousse le fourrage que le soir, “ça fait des économies et les vaches se portent mieux”.


Antoine Humeau


Antoine Humeau

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3 juillet 2020 - N° 27
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